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Rien de bien nouveau sous le soleil avec l’aquaponie!

Voici une lettre reçue de la part d’un abonné sur notre site.

Suite à l’autorisation de son auteur, j’avais envie de la publier car cette histoire sera certainement très riche en enseignements pour vous, à propos de l’aquaponie…

 

Chers Aquaponistes.

J’ai regardé par hasard une émission de TV qui présentait de la culture en symbiose avec de la pisciculture.

Curieux, sur Internet j’ai trouvé votre site. Je me suis abonné gratuitement ! à votre documentation sur « l’Aquaponie ». C’est le top, félicitations.
En plus c’est ‘’gratis pro Deo’’.

cabane jardin et aquaponieIl se trouve que pendant des années cette technique a été utilisée par mon grand-père puis mon père pour faire du jardinage. La famille a toujours eu un très beau jardin où nous récoltions de magnifiques légumes. Tout poussait dans ces 1 200 m² de terrain.

Je me souviens <<qu’après la guerre, la dernière j’espère ! >> un ouvrier agricole âgé (à la retraite mais sans vraie retraite) était chargé de l’entretien de ce jardin, il était payé uniquement et amicalement pour cela.

Je me rappelle que les voisins en passant le long du mur de clôture demandaient à ce vieux monsieur et à mon père comment ils faisaient pour avoir de si beaux légumes.

Mon père répondait invariablement :

« Le jardin est bien abrité du vent, la terre en est fertile, jardin & aquaponiej’y mets de la fiente de mes poules, et le Tophile est un jardinier expert en horticulture ».
Tophile = le sobriquet du brave Théophile.
Un prénom qui signifie en Grec ancien : Qui aime ou est aimé de Dieu. Il n’est plus actuellement employé. Seul le mot Grec Théo : Dieu, a subsisté. Il faut être parfait pour mériter et porter un tel prénom ! Ou avoir la ‘’ Main verte ‘’.

C’est après une de ces parlotes avec les voisins qu’un jour mon père m’a entraîné vers le bassin qui servait au stockage de l’eau d’une source avant qu’elle soit utilisée pour l’arrosage du jardin.

Le parc autour de la maison était en pente et le bassinvieux tuyaux d'eau se trouvait là, à 8 mètres au-dessus des cultures. L’eau arrivait en abondance par une tuyauterie en terre cuite de 500 m. de longueur, en cascadant dans cette réserve.

Ces tuyaux dataient de plusieurs siècles. Le trop-plein s’écoulait ensuite dans un ruisseau attenant. L’eau pour l’arrosage partait en souterrain vers le jardin par des tuyaux en fonte, et son débit était réglé grâce à des vannes à clé.

Cette eau était très fraiche même pour une trempette en été.

« Je vais t’expliquer me dit mon père, pourquoi nous avons un beau jardin. Mais tu ne le diras pas à nos ignares de voisins. Ils se moqueraient de nous, et ils me prendraient pour un débile. »
C’était en 1955.

J’ai dit :
« Oui papa. »
À cette époque on ne discutait pas avec les parents.

étang et aquaponie« Viens on va voir le bassin »
Mes frères plus jeunes, et moi-même nous nous baignions souvent in naturalibus en été dans cette réserve d’eau de 6 m. x 3 m. et de 1 mètre de profondeur.

Nous y pêchions aussi des poissons régulièrement attrapés par mon père et l’un de ses ouvriers au printemps avec un filet dans la rivière près de chez nous.

Il les stockait là pour, comme disait le paternel : son plaisir, en s’excusant de prendre les poissons vivants au filet. Ses amis lui faisaient remarquer qu’avec un filet ce n’était pas de la pêche (il allait souvent mettre son filet dans la Cèze pour renouveler le stock de poissons, car parfois certains mouraient).

À l’époque ce devait être permis d’utiliser un filet, d’autant que le grand-père avait été Maire de notre village pendant plusieurs mandats et avant lui ses pères et grands-pères aussi, depuis 1825, et qu’il connaissait bien le garde-pêche.

« Mon plaisir« , disait mon père à ses amis, « c’est que je puisse manger un poisson quand j’en ai envie« .

Ses amis prenaient cette explication pour argent comptant.

aquaponie et etang chez les anciens« Tu vois » me dit-il, « ces perches, ces barbeaux, ces hotus (pleins d’arêtes), cette petite carpe, c’est grâce à eux que nous avons un beau jardin. En plus il y a parfois des alevins. »

J’ai regardé mon père d’un air sûrement incrédule. Je ne comprenais pas comment des poissons pouvaient faire pousser des légumes, car il m’a dit :

 » Tu es comme tous les voisins, tu me prends pour un fou. Mais je vais te dire pourquoi, et comment ça fonctionne. 
En fait les poissons ne sont pas là pour être seulement mangés, mais leur présence nous permet surtout de manger de beaux et bons légumes. Je t’explique :

Un poisson ça urine et ça défèque comme nous.
Une partie de ces déchets reste dans l’eau au fond du bassin, et l’autre partie est entraînée par l’eau qui va au ruisseau.

L’eau qui arrive de la source est toujours propre elle tombe dans le bassin de 80 cm de haut, ça bouillonne et ces bouillonnements permettent aux poissons de respirer de l’oxygène, ils vivent plutôt près de la surface.

Une bonne partie des excréments des poissons tombe perches étang aquaponieau fond, et pour arroser nous prenons l’eau du fond du bassin. L’eau du fond est chargée avec leurs excréments.

Voilà pourquoi je vous ai interdit de boire de l’eau qui sert à l’arrosage. Elle n’est pas potable, mais c’est un bon engrais pour les légumes qu’il faut de toute façon arroser.

Je donne à manger de temps en temps aux poissons. En plus ils ont pour eux tous les insectes qui sont sur l’eau et d’autres qui y tombent dedans.

C’est ton grand-père qui a eu l’idée, il y a longtemps, de mettre des poissons dans le bassin, parce qu’il savait qu’après quelques jours dans l’eau les déchets des poissons la rendaient fertile, et qu’il suffisait d’arroser avec pour avoir de beaux légumes.

Ton grand-père était allé dans l’école d’agriculture à Montpellier en 1880, (actuellement c’est SupAgro . Cette école existe depuis 1842, dixit Internet) il a dû y apprendre ce système.

Il m’avait dit aussi que le riz en Asie se cultivait depuis toujours en même temps que l’élevage de poissons, et que nous faisions la même chose nous avec notre bassin. Ton grand-père savait que les excréments des poissons se transformaient après quelques jours en engrais pour les plantes. »

étang et aquaponieJe me souviens qu’en automne mon père vidait le bassin, donnait les poissons à ses amis et à ses ouvriers, puis il le nettoyait. Il jetait la boue du fond sur le tas de fumier qui servait à la fertilisation de ses vignes. Il remplissait à nouveau ce réservoir et attendait le printemps suivant pour y remettre des poissons.

C’est en découvrant « l’aquaponie moderne » il y a quelques semaines, que j’ai réalisé que mon grand-père avait été un précurseur en ce domaine (et pas seulement dans celui-là).

Depuis mon père est mort, le bassin a été comblé, et à la place des légumes il y a 2 habitations dans le jardin.

Voila pourquoi maintenant je m’intéresse à « l’Aquaponie ».

La nouvelle « Aquaponie-horticole » qui recycle dépollue et fertilise l’eau, comme elle l’a toujours fait depuis des millénaires.

Ma redécouverte de l’aquaponie me remémore une visite touristique des ruines de Pompei en 1963, lors de laquelle le guide nous avait montré un bassin au milieu de l’enclos de ce qui avait été un jardin, destiné d’après lui au stockage-élevage des poissons de mer.

Avec l’eau du bassin où vivaient les poissons, les Romains faisaient pousser leurs légumes, mais aussi avec les intestins de ces poissons broyés et mélangés à du sel ils préparaient du ‘’garum’’.
C’est un assaisonnement à base de saumure de poisson. Ce condiment revient à la mode.

La cuve de cette réserve d’eau était en très mauvais état. Il est possible qu’elle n’existe plus.

Ah ! ces Romains et leurs femmes, c’étaient des bons. On peut dire, en plagiant Hergé, qui a écrit dans :
‘’ Le Tour de Gaule d’Astérix ‘’ : « Allons quoi, Romain ! Sois bon, comme la Romaine !  »

Aquaponiquement vôtre. Albert VIDAL.

Merci beaucoup Albert pour ce magnifique témoignage vivant d’un passé oublié, mais qui pourrait bien nous inspirer pour mettre en place des systèmes vraiment productifs aujourd’hui avec l’aquaponie et l’aquaculture.

Mes dernières expériences extérieures ratées m’avaient laissé avec un petit goût de trop peu… Il devait bien y avoir une solution pour profiter de l’élevage des poissons sans devoir obligatoirement passer par une serre…

Mais comment?

Et bien nous avons trouvé! 
Avec l’aquaponie non-recirculante!

Si vous désirez connaître le fruit de nos découvertes dans ce domaine, avec tous les détails pour réussir votre aquaponie le plus efficacement possible,  une leçon vous attend dans notre formation pour découvrir comment configurer un tel système.

Comment connecter un étang extérieur avec un système de cultures avec l’aquaponie vient justement d’être abordé et expliqué dans notre espace membre, car il y a des solutions pour allier judicieusement un plan d’eau piscicole avec des cultures végétales.

Si vous aussi, vous avez une anecdote ou un commentaire à ajouter sur ces sujets… Dites-le ci-dessous.

Elever des poissons dans un étang (grâce aux algues?)

Elever des poissons dans un étang est possible, et vous ajouterez encore plus de productions et d’efficacité avec de l’aquaponie…

L’efficacité ultime de l’aquaculture ou de l’aquaponie, c’est quand on ne doit plus acheter ni même produire de la nourriture pour nourrir ses poissons!

Avec certains poissons herbivores, c’est possible, comme certains tilapias, ou certaines carpes. Donc, oui, élever des poissons grâce aux algues dans un étang, c’est possible!

Geoff Lawton, un permaculteur australien, a déjà montré un exemple d’étang (du type piscine naturelle) avec des filtres aquaponiques et où les poissons sont principalement nourris avec les algues (mais aussi avec d’autres compléments de nourriture),

Dans ce genre d’étang, dans certaines parties de l’étang, on pourrait même stimuler la production d’algues … Là où il y a des algues, il y a aussi du zooplancton. Vous avez donc là tout ce qu’il faut pour déjà nourrir une petite flopée de petits poissons.

En plus,  la boue qui est accumulée au fond de l’étang (anaérobique), peut être ré-utilisée en l’épandant sur le sol du jardin pour servir de fertilisant naturel, pour produire de la nourriture saine.

L’ajout d’étangs et de mares dans votre jardin peut apporter de nombreux avantages et sous-produits intéressants, à nous de les (re-)découvrir!

Et l’idée de pouvoir nager dans un étang propre, ou une piscine naturelle, nettoyés par les poissons, cela me plaît beaucoup! Pas vous? 🙂

Un étang extérieur aquaponique, est-ce possible?

C’est une question qui nous est souvent posée, et oui c’est possible…mais cela dépend du climat!

crapaud dans un etang d'aquaponieDans cette vidéo ci-dessus, les cultures aquaponiques connectées à l’étang ne sont pas protégées car cet exemple  est filmé en Australie.

Ici, en Belgique, d’après mes expériences extérieures d’aquaponie (dans le jardin sans protections), ce n’est pas vraiment intéressant, à moins d’avoir les cultures et les bactéries (substrat et filtres) à l’abri du gel, dans une serre (bioclimatique idéalement!).

Il faut savoir que les bactéries n’aiment pas le froid, et disparaissent si les conditions ne sont pas bonnes. L’action filtrante du substrat risque alors d’être fortement compromise!

Si, en hiver, toutes les bactéries sont mortes à cause du gel, il n’y aura plus de filtration, ou très peu. Si vous n’avez pas beaucoup de poissons, cela peut passer, mais si votre étang est bien peuplé de poissons carnivores voraces (ex: truites) qui produisent des déchets tous les jours, vous risquez quelques complications…

Et la majorité des plantes dans le substrat seront mortes également, car lorsque le

L'aquaponie en hiver sous la neige
Sous la neige, le système tourne toujours mais le substrat et les plantes ne filtrent plus beaucoup, voire plus du tout!

substrat gèle, tout gèle, la plante survit moins bien qu’en pleine terre en période de gel, même la mâche, ou la salade frisée d’hiver. Seuls les poireaux ont résisté ici cet hiver dans mes cultures aquaponique extérieures!

Peut-être que dans le Sud de la France, cela pourrait être possible sans protections, quoique, l’hiver, même au Sud, reste frais et la serre pourrait s’avérer utile, au moins pour la période de l’automne, hiver et printmps.

Mais rien ne vous interdit de d’abord expérimenter dans votre étang déjà existant, en ajoutant à vos filtres actuels (si vous en aviez déjà), un ou plusieurs bacs de cultures aquaponiques, cela fonctionnera très bien en été… et si l’ajout d’une serre s’avère quand même nécessaire chez vous, il sera toujours temps de l’envisager plus tard, à proximité de l’étang…

Voici une  vidéo en anglais, désolé pour ceux qui ne le parlent pas, mais elle est intéressante…

La première personne interviewée à propos de son étang aquaponique nous donne quelques infos pratiques bien utiles…

Il a simplement connecté un bac de culture (ici avec des tuiles en argile recyclées et concassées comme substrat) à un étang…

Le système d’alimentation électrique pour la pompe à eau et la pompe à air sont reliés à une série de batteries qui sont rechargées par des panneaux solaires… Grâce à cela, le système tourne 7j/7 24h/24 gratuitement. Pendant la nuit, il stoppe la pompe un peu plus souvent qu’en journée, pour économiser la charge électrique des batteries.

Entre autres nourritures, il donne des vers de terre provenant de sa lombriculture…Cela ne lui coûte donc presque rien, et en retour, il a de très beaux légumes gratuits et de qualité BIO et de temps en temps quelques poissons!

On peut voir qu’ils placent des grilles métalliques au-dessus des étangs, probablement pour protéger les poissons d’être pêchés par des oiseaux de passage. 🙂

On peut donc simplement ajouter un peu d’aquaponie à n’importe quel étang, cela vous apportera une meilleure filtration grâce aux bactéries et aux plantes.

Et si vous n’avez pas encore d’étang, alors voici encore un excellent prétexte ou un argument de plus pour vous motiver, vous et vos convives, à en construire un bientôt.

 

Une question ou un commentaire? dites-le ci-dessous!

Introduction à l’Aquaculture 3: Les Poissons

Cette vidéo est la suite de mon introduction à l’aquaculture avec la permaculture.

Tableau-poissons-aquacultureVous pouvez retrouver la première partie d’introduction ici, et la deuxième à propos de la faune et la flore ici.

Vous pouvez cliquer sur l’image ci-contre pour l’agrandir.

 

 

 

Les poissons en aquaculture

Les poissons d’eau douce sont les plus couramment utilisés dans dans ces systèmes naturels.

En comparaison avec l’aquaponie, un plan d’aquaculture naturelle pourra héberger de plus gros poissons mais en moins grand nombre, et aussi plusieurs espèces pourront cohabiter.

Un étang naturel tel que j’en parle ici sera bien entendu beaucoup moins artificiel qu’un système aquaponique, et l’équilibre à atteindre le plus naturellement possible sera forcément encore plus fin et complexe.

L’aquaponie, plus artificielle, certes, sera toujours beaucoup plus simple d’entretien qu’un étang « naturel » où l’équilibre est et devra être maintenu pour et par les différentes plantes et multiples animaux, êtres vivants et micro-organismes qui y vivent.

Mise en garde pour vos projets d’aquaculture

Comme je le souligne dans la vidéo, un projet d’aquaculture devra être bien réfléchi, cela ne s’improvise pas.

L’aquaculture ne s’improvise pas.

L’idéal est aussi alors d’intégrer ce projet dans un « design » de permaculture, pour bien étudier le projet avant de vous lancer dans de grands travaux longs et coûteux.

Un « design » permaculturel, c’est comme un « dessin », ou un « dessein », sur le plan du lieu.

Un « design » de permaculture, c’est une étape indispensable pour préparer au mieux un projet de vie, pour que tous les habitants de ce lieu puissent vivre en harmonie ensemble avec la nature, tout en comblant leurs besoins avec les ressources et les productions du lieu.

Pas de déchets. Peu ou pas d’intrants. Une optimisation énergétique maximale, c’est possible mais ça se prépare!

Le « design« , c’est tout simplement le plan d’action pour la conception d’une abondance naturelle qui peut être mise en place dans tous les climats.

Un design judicieusement préparé va permettre d’augmenter le nombre de connexions et d’interactions entre tous les éléments du lieu pour un maximum d’efficacité et de fertilité.

Si vous ne connaissez pas encore cette technique du « design« , qui est le coeur d’action de la permaculture, il est temps de vous y intéresser. C’est le chemin le plus court pour atteindre vos buts.

Si vous voulez que votre design soit parfaitement adapté, l’idéal sera un design réfléchi et étudié avec ceux qui vont y vivre.

Donc l’idéal est donc de déjà commencer à vous former en suivant une formation de design global en permaculture…puis vous pourrez correctement réfléchir à votre projet avec ces nouvelles connaissances, mais vous devrez aussi demander conseil à d’autres plus expérimentés avant de passer à l’action.

Ceci étant dit, je dois encore ajouter une dernière info importante.

J’ai créé cette série à propos de l’aquaculture pour vous donner une vision plus large des potentialités avec l’eau, l’élevage de poissons et les productions végétales adaptées.

Je vous transmets ici une information à propos d’aquaculture plus vaste qui m’a été transmise mais que je n’ai pas encore pu expérimenter moi-même, mais c’est un sujet tellement passionnant que je suis certain que ce sujet plaira à de nombreuses personnes. Et plus nombreux nous serons à y réfléchir et à expérimenter, mieux ce sera. 😉

Si vous êtes intéressé(e), vous devrez encore creuser un peu plus tout cela par vous-même mais restons en contact via la newsletter car j’aimerais bien encore continuer de partager d’autres informations complémentaires plus tard…

Mais que ce soit pour l’emplacement de l’étang, sa construction (terrassements, digues, etc), et pour créer et maintenir un équilibre naturel, il y a encore beaucoup à apprendre et de nombreux sujets à réfléchir avant de se lancer!

Moi-même, j’ai un projet d’étang, mais il est préférable d’être patient pour ne pas faire de grosses erreurs difficiles ou coûteuses à corriger! Je prépare donc cela longuement à l’avance…

Déposez vos commentaires ou questions ci-dessous svp!

 

Introduction Aquaculture 2: la Faune et la Flore

Voici la suite de cette série à propos d’aquaculture!

Faune et flore en aquaculture
Cliquez sur l’image pour la voir en plus grand…

La faune et la flore que vous pourrez trouver ou intégrer dans votre aquaculture naturelle …

Cette liste de plantes et d’êtres vivants d’un écosystème naturel en aquaculture n’est bien entendu pas exhaustive, je ne vous cite ici que mes maigres connaissances dans ce domaine très vaste et nouveau aussi pour moi.

J’ai d’ailleurs oublié de citer les crevettes qu’il est parfois possible d’élever dans un étang, mais je n’en sais pas encore beaucoup plus sur les crevettes…

J’espère que ces vidéos vous plaisent tout de même, c’est vrai que je me suis lancé dans l’explication de l’aquaculture, qui est un sujet que je ne maîtrise pas, mais je trouvais que cela valait vraiment la peine de vous signaler ces infos en passant…

N’hésitez pas à me corriger ou à commenter si nécessaire!

Vous pouvez retrouver la première vidéo de cette série à propos d’aquaculture ici.

Introduction à l’Aquaculture avec la Permaculture

L’aquaponie découle de techniques déjà utilisées depuis longtemps pour nous nourrir.

Voici une brève introduction à l’aquaculture, un domaine d’activité plus large mais qui mérite qu’on s’y attarde un peu avant de vous lancer dans de grands projets et transformations dans le but de produire votre nourriture.

Si vous avez un jardin, simplement ajouter un petit plan d’eau, une mare, ou un étang va nettement améliorer le lieu car cela va attirer de nombreux bienfaits: insectes, plantes mellifères, biodiversité stimulée, engrais verts pour le sol, inertie thermique, épuration de l’eau, etc.

La liste des avantages est longue!

C’est ce dont je vais vous parler dans cette vidéo ci-dessous:

 


Vous pouvez cliquer sur la photo ci-contre pour voir le tableau en grand.Tableau Introduction à l'Aquaculture

Le seul fait que le rendement de l’aquaculture est de 5 à 30 fois supérieur mérite qu’on s’y attarde un peu.

L’aquaculture combinée avec les techniques et les principes de la permaculture, cela devient un mélange extraordinaire de création de vie, de fertilité et d’abondance naturelle!

Et maintenant, avec l’aquaponie, tout le monde peut pratiquer un peu d’aquaculture chez soi pour produire plus avec moins de travail, même dans de petits espaces et même si vous n’avez pas de jardin!

La suite de cette rapide introduction à l’aquaculture avec la permaculture…

Dans la 2ème partie, je parle de la faune et de la flore avec l’aquaculture et la permaculture, c’est-à-dire les animaux et les végétaux qui peuvent s’installer dans un système en aquaculture et nous apporter des avantages intéressants pour nous aider à combler nos besoins.

Dans la 3ème partie, je parle un peu plus des poissons dans un système d’aquaculture naturelle.

N’hésitez pas à ajouter vos réactions dans les commentaires!

 

Les principes de base de l’aquaponie

L’aquaponie est le résultat d’une association entre l’aquaculture (élevage de poissons) et l’hydroponie (culture de légumes hors sol).

L’aquaponie permet donc de produire des légumes et du poisson chez soi, c’est assez facile et accessible à tous…

C’est pour cela qu’il est temps de tous nous lancer dans l’auto-production autant que possible, maintenant que nous avons des techniques efficaces en main.

Bien comprendre les principes de base de l’aquaponie vous permettra de mieux préparer votre première installation aquaponique, c’est ce dont nous parlerons dans cet article.

Cycle de l'aquaponie
Cycle de l’azote avec l’aquaponie

Les principaux acteurs d’un système aquaponique, ce sont bien entendu les poissons et les plantes.
Les acteurs secondaires, ce sont les bactéries (indispensables) et les vers de compost (facultatifs mais bénéfiques).

Chacun des acteurs du système a des besoins naturels pour être en bonne santé, et leurs besoins respectifs seront comblés par l’un et l’autre, ce qui entretient une parfaite symbiose entre eux.

C’est un bel exemple de situation « Gagnant-Gagnant« .

Après avoir été nourris, les poissons digèrent leur nourriture, ils produisent des excréments qui sont donc relâchés dans leur eau.

L’eau est alors pompée pour être amenée dans les bacs de culture de plantes.

Cette eau est chargée en ammoniaque provenant des déjections des poissons.

Cet ammoniaque sera alors décomposé dans le substrat (billes d’argile expansé, gravier…) par des bactéries qui le transforment en une forme plus assimilable pour les plantes.

Les plantes utilisent ensuite les nitrates issus de l’ammoniaque ainsi transformé. C’est une forme d’azote qui est utilisée par les plantes et qui est indispensable pour leur croissance.

Vers de terre
Il est intéressant d’ajouter des vers de compost dans les bacs de culture, ils aideront eux aussi à rendre assimilables de nombreux nutriments en faisant passer de nombreux restes de végétaux (feuilles, racines, radicelles,…) à travers leur tube digestif: leurs excréments contiennent des nutriments directement assimilables par les plantes.

L’eau retournera alors nettoyée/filtrée dans le bassin des poissons, et cela dans un cycle fermé permanent.

Si les plantes et les bactéries du substrat ne jouaient pas ce rôle de filtre, les poissons mourraient très vite car l’ammoniac est toxique pour eux.

C’est grâce à l’action de l’oxygène, des bactéries, et des plantes que la survie des poissons est maintenue possible, et vice versa.

On peut donc bien observer cette interdépendance bénéfique qu’entretiennent les poissons et les plantes, ainsi que les bactéries.
L’un sans l’autre, ils mourraient dans un tel système fermé.

Les poissons produisent des déjections. Les vers de terre et bactéries transforment les déjections en nutriments pour les plantes. Les plantes filtrent l’eau qui retourne aux poissons.
Cycle de l’aquaponie

Les poissons apportent la nourriture aux plantes qui elles, nettoient l’eau du système …
La nourriture est rendue disponible et assimilable pour les plantes grâce aux bactéries présentes dans le substrat.

C’est le merveilleux cycle de l’aquaponie.

Tout ce que vous avez à faire en tant qu’aquaponiste, c’est de nourrir les poissons, bien oxygéner l’eau, contrôler de temps en temps la qualité de l’eau, pour vérifier l’acidité (Ph) ainsi que la concentration en nitrites (toxiques pour les poissons) et en nitrates (sans danger pour les poissons jusqu’à un certain niveau de concentration).

Nous rentrerons beaucoup plus dans les détails lors de la formation concernant l’entretien d’un système aquaponique.

Vous pouvez d’ailleurs encore vous y inscrire gratuitement pour le moment, en déposant votre prénom et votre email dans le formulaire ci-dessous.

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