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Les plantes à cultiver dans une installation aquaponique

Il y a déjà des centaines de plantes qui ont été testées avec succès dans des installations aquaponiques à travers le monde.

Plantes en aquaponieBien entendu, le type de plantes que vous pourrez cultiver chez vous sera toujours déterminé par votre climat, mais en gros, à peu près tout ce qui pousse dans les potagers de votre région devrait pouvoir pousser correctement dans votre installation aquaponique.

Ce sont souvent les légumes racines qui sont les plus difficiles à cultiver dans ce genre de système, mais ce n’est pas impossible, j’ai moi-même des céléris-raves encore en train de grossir dans un de mes bacs…

Ce qu’il y a de plus fou, c’est que les plantes des systèmes aquaponiques se portent à merveille, principalement avec les nutriments apportés directement aux racines grâce aux poissons, et en plus, elles poussent même au moins 2 fois plus vite que dans un jardin en pleine terre!

Les plantes poussent mieux dans un système aquaponique simplement parce qu’elles ont toute l’eau dont elles ont besoin ainsi que tout l’oxygène nécessaire, bien plus qu’en pleine terre!

Les plantes les plus couramment cultivées avec l’aquaponie (de manière commerciale) sont les légumes à feuilles vertes dits « légumes-feuilles » (salades diverses, mâche, épinards, poireaux, bettes, …) et les herbes telles que persil, basilic, ciboulette, etc.

La première année, c’est préférable de rester avec ces légumes verts uniquement, parce que le substrat ne contient pas encore une assez grande diversité de nutriments, mais dès la deuxième année, on peut envisager de planter des légumes plus gourmands et/ou plus demandeurs.

Le climat, comme je l’ai déjà dit plus haut, c’est un facteur déterminant pour choisir les plantes à cultiver en aquaponie.
Cela dépend aussi de la situation (à l’extérieur, dans une serre?), et de l’ensoleillement, tout comme pour du jardinage traditionnel.

L’important est d’essayer. Vous pourrez observer ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas chez vous. Ce qui est certain, c’est que vous allez (enfin!?) réussir à produire quelque chose, et cela après quelques semaines seulement!

Concombre aquaponiqueDans un climat comme en Belgique ou en France, ce qui fonctionne bien, c’est les concombres (en serre), les tomates (en serre), les salades, la mâche, le céléri, les piments (serre), les fraises, les oignons, les différents choux, les haricots, le persil, le basilic (en serre), les menthes, le cresson, la coriandre, la sauge,…

Je pense pouvoir confirmer que tous les légumes annuels qui se plantent dans le jardin doivent être cultivables dans un système aquaponique.

En Australie, j’ai même vu des images d’un arbre qui avait été installé dans un bac de culture mature de plusieurs années, assez profond, ou encore un bananier dans une serre chauffée aux USA.
Cela ne devrait de toute façon rester que des essais à titre expérimental.

Pour commencer, profitons des grands avantages de l’aquaponie pour simplement produire les légumes habituels des potagers dans nos régions, et nous nous garantirons de nombreuses et abondantes réussites.

Vous pouvez utiliser les bonnes associations entre les plantes, comme dans un potager, idem dans les bacs de culture aquaponiques.

Le poireau aime le fraisier, la bette aime les céléris et les haricots, le basilic apprécierait le voisinage du fenouil…etc…tout cela est à expérimenter…

Par contre, pas besoin de rotations de cultures dans un système aquaponique, vu qu’il est en permanence drainé et fertilisé par les poissons.

Les plantes à cultiver dans une installation aquaponique sont donc celles que vous trouverez généralement dans les jardins de vos régions, certaines règles de jardinage restent également d’actualité, comme nous venons de le voir avec les associations bénéfiques entre plantes.

Vous pouvez poster ici vos questions, commentaires, ainsi que vos propres expériences ratées ou réussies si vous avez déjà eu la chance d’expérimenter l’aquaponie chez vous!

Les 10 plus grands avantages de l’aquaponie

Dans cet article, nous allons découvrir ensemble les nombreux avantages de l’aquaponie, mais nous nous arrêterons aux 10 principaux ici.

L’aquaponie, vous le savez peut-être déjà, c’est une technique idéale pour pouvoir produire des produits végétaux de qualité biologique chez soi, avec du poisson sain (de + en + rare) en bonus! (Pour plus d’explications détaillées sur le fonctionnement de l’aquaponie, cliquez ici)

Symbiose et aquaponie
Symbiose réciproque…

L’aquaponie est une parfaite association entre des végétaux, des bactéries, et des poissons.

En gros, les poissons sont nourris, l’eau de leur bassin est alors envoyée dans du substrat, dans lequel des bactéries filtrent l’eau, elles rendent assimilables les nutriments indispensables pour la croissance des plantes, les plantes filtrent l’eau à leur tour, et l’eau retourne alors nettoyée dans le bassin des poissons.

Cette méthode hors sol peut surprendre au début, mais elle offre de sérieux et nombreux avantages!

Comme nous l’avons vu dans notre article à propos de la viabilité économique d’un système aquaponique commercial, dans un premier temps, les installations aquaponiques les plus sûres d’être rentables, ce sont celles qui sont installées dans les foyers familiaux pour l’autoproduction de nourriture locale.

C’est pour cette raison qu’il est intéressant d’envisager ici un peu plus les arguments les plus convaincants qui pourraient vous motiver à vous y mettre vous aussi, et comme nous, commencer à propager et à multiplier les initiatives de productions locales, même en milieu urbain.

Parfois, il suffit d’avoir toutes les infos en main pour pouvoir prendre consciemment de bonnes décisions: quand on sait pourquoi on le fait, et qu’en plus, on est enthousiaste, tout se met alors en place pour que cela devienne possible!

La planète a besoin de nous! Nous pouvons agir localement pour un désordre global.

Produisons toujours plus de nourriture locale avec, entre autres, l’aquaponie, et nous diminuerons immédiatement et drastiquement notre impact sur l’environnement!

Les 10 avantages de l’aquaponie:

  1. Un système aquaponique est facile à monter et vous pourrez le démonter facilement (en cas de déménagement par exemple)
  2. Une installation aquaponique permet de produire plus de nourriture au mètre carré qu’un jardin en pleine terre, il est donc possible de produire votre nourriture, même dans de petits espaces!
  3. Cultiver avec l’aquaponie est un moyen idéal pour produire sa nourriture avec beaucoup moins d’efforts et moins de temps qu’avec un jardin en terre.
  4. Vous n’aurez plus mal au dos, et vous ne serez plus couvert(e) de terre et de boues après votre passage dans les cultures!
  5. Plus besoin de désherber, ni de bêcher!
  6. Pour les pays où l’eau potable devient rare, l’aquaponie permet de produire avec une économie d’eau énorme en comparaison avec un jardin cultivé en pleine terre (de 80 à 90% d’économies en eau)!
  7. Une fois qu’on a compris les bases avec son premier système, on comprend vite qu’une installation aquaponique est simple d’entretien, abordable pour tous (même les enfants peuvent s’en occuper!), et est une solution « pratico-pratique » pour arriver à produire encore plus de nourriture locale chez soi et avec peu d’efforts.
  8. L’aquaponie permettra à de nombreuses personnes de se re-connecter à la nature mais aussi de revenir à l’essentiel.
  9. Elever et manger son propre poisson, dans une eau pure, avec une nourriture de qualité, c’est une satisfaction inégalable à notre époque.
  10. Produire des légumes ET du poisson avec moins d’espace qu’un jardin traditionnel: c’est l’atout qu’il nous manquait pour arrêter de participer à une industrie de la viande nauséabonde, et une industrie du poisson inhumaine et destructrice.
  11. La nourriture issue d’un système aquaponique a bon goût, élément important pour le palais. 🙂

Les avantages de l'aquaponieCette liste n’est bien entendu pas exhaustive, car il y a énormément de petits avantages secondaires qui peuvent être générés par une production naturelle abondante et locale, comme la diminution des transports et de notre consommation en produits pétroliers en général, moins de temps à faire les courses, une meilleure qualité de vie…

Conclusion:

La liste des avantages de l’aquaponie est longue, en plus d’être une activité amusante et enrichissante pour tous.

C’est certainement pourquoi cette nouvelle technique provoque un tel engouement actuellement. Il y a de plus en plus d’effervescence dans le domaine, et des projets démarrent un peu partout!

C’est d’ailleurs aussi pour cela que nous, les membres de l’équipe d’Aquaponie-Pratique.com, avons décidé de partager nos connaissances et expériences pour familiariser encore un plus grand nombre de personnes avec l’aquaponie.

N’hésitez pas à réagir via les commentaires!

 

La viabilité économique d’un système aquaponique commercial

C’est un sujet qui me tient à coeur car c’est un grand débat personnel depuis longtemps.

Ai-je vraiment envie de devenir un maraîcher « bio » à temps plein?

Que ce soit avec l’aquaponie, ou du maraîchage, les mêmes difficultés font surface pour développer une entreprise rentable.

Peut-être que vous aussi, vous vous êtes déjà demandé si cela pouvait devenir un métier d’avenir… Oui, c’est peut-être possible, mais cela dépend comment…

Dans la théorie, oui, j’aimerais bien pouvoir offrir ce service, mais il faut aussi prendre en compte toutes les contraintes et complications potentielles liées à ce type d’activité avant de se lancer.

Un système aquaponique commercial serait-il viable économiquement?

Dans cet article, j’ai mis tous les arguments qui me paraissent importants, comme si je réfléchissais pour mon propre projet éventuel de me lancer dans une installation aquaponique commerciale.

N’étant pas du métier particulièrement, ou fils de producteur, ni aucune formation spécialisée en maraîchage, je ne suis pas non plus certain d’avoir toutes les cordes nécessaires à mon arc pour réussir à en faire une activité rentable, surtout quand on voit les prix offerts aux producteurs en général!

Nous allons voir ensemble quelques faits qu’il faut prendre en compte avant de s’investir dans une carrière aquaponique…

La niche de marché doit être locale!

Vu les coûts de transports, il est impératif de pouvoir trouver un marché local pour écouler ses produits.
Or, même sur le marché local, la compétition est rude.

Les petits producteurs locaux se retrouvent souvent face à de gros producteurs, qui arrivent à produire beaucoup en vendant pas cher, pas assez cher pour qu’un petit producteur gagne vraiment sa vie! Et l’argument le plus fort dans ce domaine, c’est souvent le prix! 🙁

Même si vous ajoutez l’argument de valeur que ce sont des produits naturels, durables et locaux, il faudra convaincre les consommateurs de payer le prix, peut-être légèrement supérieur aux produits du marché conventionnel.

Il faut donc chercher à savoir si le consommateur final sera prêt à consacrer un peu plus de budget pour nos produits d’une qualité supérieure.

Et si on trouve un public d’acheteurs potentiels locaux intéressés par nos produits, encore faut-il savoir combien!
Y aura-t-il assez de tels consommateurs locaux pour que notre business soit rentable?

Et si on veut vendre plus que ce qu’il est possible d’écouler sur le marché local (qui est forcément limité), il faudra alors produire beaucoup plus et vendre beaucoup moins cher, ce qui devient plus risqué au niveau rentabilité et coûts d’investissements.

Si nous désirons vendre à plus grande échelle, cela peut paraître plus simple vu qu’on ne vendra nos récoltes qu’aux distributeurs, mais alors ces multiples distributeurs intermédiaires (entre le producteur et le client final) prendront forcément une plus grosse partie de vos bénéfices.

L’idéal serait donc de se concentrer sur le développement de réseaux locaux de distribution directe, à des consommateurs conscientisés…

Un système aquaponique commercial financé par une sorte d’AMAP

Il est possible d’écouler ses produits à travers des vendeurs ambulants (marchés) de produits bio/locaux, ou encore via les Groupes d’Achats Communs (GAC) ou AMAP (voir plus bas).

Si on peut s’arranger avec de tels groupements citoyens, directement du producteur au consommateur, cela peut également s’avérer intéressant.

Une autre solution consisterait en un réseau comme les AMAP en France (= Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne) ou les Groupes d’achats solidaires de l’agriculture paysanne en Belgique (GASAP.be)!

Cela consisterait donc à créer un groupe de consommateurs solidaires à l’année, qui, suivant leur participation, obtiendraient des parts de la récolte qu’ils pourraient recevoir chaque semaine, suivant la production, végétaux et poissons compris.
Les consommateurs d’un tel réseau de solidarité pourraient aussi exprimer leurs besoins et leurs préférences avant de planifier chaque année de plantations.

Et la niche des restaurants pour vendre les produits issus de l’aquaponie?

Niche des restaurants pour les produits aquaponiquesEn effet, les cuisiniers encore soucieux de la qualité de leurs produits sont intéressés par des produits frais.
Ils aiment l’idée que leurs produits ont été faits rien que pour eux, d’une certaine manière, et ils peuvent s’en vanter au client.

Salades diverses, herbes et aromatiques, connues ou plus originales, et d’une fraîcheur inégalable, fraîchement coupées quelques heures seulement avant de finir dans l’assiette du client…
Ce sont des arguments qu’ils aiment bien. L’argument « local » est un plus qu’ils peuvent ajouter dans l' »histoire » qu’ils raconteront à leurs clients concernant l’origine des produits dans l’assiette.

Il est donc possible de trouver un certain nombre de restaurateurs intéressés par vos produits car conscients de leur valeur, mais encore faut-il arriver à les servir régulièrement, et ce avec assez de quantités, tout en restant bien entendu dans des zones de prix raisonnables, sinon ils retourneront vite à leurs fournisseurs habituels parce que plus réguliers et plus fiables, et peut-être moins chers aussi!

On pourrait aussi envisager de s’adapter complètement aux besoins d’un ou plusieurs restaurateurs et ne produire que pour eux, si une proche collaboration était possible.

La production de poisson aquaponique peut-elle donc être rentable?

Comme on peut le voir, comme tout type de maraîchage, la rentabilité par rapport à l’investissement de départ n’est pas garantie d’avance, ou en tous les cas, pas forcément et pas n’importe comment!
C’est possible, mais il faut certainement bien s’y prendre…

Tout d’abord, il faut trouver un type de poisson qui se vendra bien car apprécié culinairement.
Le poisson en aquaponiePlus communément dans nos climats du nord de l’Europe, ce sera de la truite.

La truite est tout d’abord un poisson qui demande des conditions optimales, donc le système doit être parfaitement équilibré.

En plus, de l’alevin à la truite de minimum 25 cm prête à être consommée, cela peut prendre 2 ans, peut-être plus, suivant les conditions.
On peut bien entendu acheter de la truitelle en pisciculture et ainsi déjà gagner du temps avant la récolte, mais ce ne sera plus totalement « bio », à moins de trouver une pisciculture biologique près de chez vous!

Aquaponie et carpes KoïOn peut revendre de grosses carpes koï, assez simple pour l’élevage, mais en grosses quantités, ce n’est certainement pas facile à vendre.

On peut aussi imaginer d’élever du poisson plus rare comme du tilapia, ou des perches du Nil, ou autre poisson exotique, mais cela devient alors difficile d’avoir un retour sur l’investissement nécessaire pour maintenir l’eau à bonne température dans les climats tempérés froids.

En plus, les prix du marché sont souvent vus à la baisse pour les producteurs…à moins de vendre vos poissons avec leur histoire « locale« , dans des circuits très courts, directement à des consommateurs ou à des restaurateurs.

Un autre facteur important est de savoir comment vendre le poisson.

Vidé, emballé? Pas vidé dans la glace? Vivant?

Pour pouvoir transformer le poisson en produit « consommable », il y a de nombreuses normes à respecter. Il faut par exemple un local hygiènisé et contrôlé… (=> Se renseigner auprès des organismes officiels concernés dans votre pays).

Ou alors, vendre les poissons vivants serait peut-être le plus simple…directement aux particuliers ou alors aux restaurants.
Les restaurants pourraient attraper leurs truites dans un grand aquarium juste avant de les cuisiner, devant les clients! Pourquoi pas?

Produire des légumes « hors saison »

Il y a un gros marché pour les végétaux produits à des saisons décalées.

Le marché local est souvent saturé en pleine saison: tellement saturé qu’il devient parfois difficile de vendre ses produits à un prix décent… puis quand la saison est passée, il n’y a plus rien provenant du marché local, tout est alors importé et à des prix très élevés pour le consommateur final.

Si la conception de votre lieu de production aquaponique commercial est bien conçu énergétiquement (serre bio-climatique, isolation, inertie, puits canadien…) et que vous pouvez vous permettre de chauffer à moindre coût pour maintenir une production, même pendant tout l’hiver, cela peut devenir intéressant.

Des fraises belges de qualité « Bio » au mois de décembre, cela peut bien se vendre sur le marché local, même si ce sont des habitudes qui devraient être petit abandonnées, mais il s’agit ici d’un exemple, mais j’aurais très bien pu prendre les tomates en début d’hiver, ou les laitues en plein été.

Les fausses idées qui pourraient nuire à la vente de produits issus de l’aquaponie

Nombreuses sont les personnes qui cherchent des produits de qualité biologique, mais sont-ils tous prêts à manger nos produits issus de l’aquaponie, cultivés hors-sol?

Un sérieux coup de marketing sera nécessaire pour faire oublier cette fâcheuse habitude, pour le néophyte, de croire que l’aquaponie est identique à de l’hydroponie, qui, en plus d’être chimique et polluante, est une méthode de culture qui ne produit que des légumes insipides.

Ou alors, d’autres personnes se demandent si nos légumes n’auraient pas un goût de poisson!? Idée erronée, tout comme avec le fumier sur les terres agricoles, les légumes ne goûteront pas les excréments.

Une commerçante en légumes « Bio » m’a déjà dit que le fait que les légumes n’étaient pas cultivés en terre ne la rassurait pas. Cela lui semble très anti-naturel au premier abord.

Il faudrait donc s’atteler à informer le public pour faire oublier ces fausses idées pré-conçues, et leur faire prendre conscience des nombreux avantages de l’aquaponie.
(Voir également l’article à propos de la qualité nutritionnelle des produits issus de l’aquaponie).

Le problème des certifications et autres complications administratives:

Tout d’abord, il y a le problème de la certification « Bio » ou pas…

Actuellement, dans le système actuel, ce sont les producteurs respectueux de l’environnement (et de la nature en général) qui doivent payer pour obtenir les certifications « Bio » suivant les chartes des différents organismes concernés.

Logiquement, dans un monde où on voudrait promouvoir la production « durable » de nourriture saine pour nourrir les populations à moindre coût, ce sont les producteurs conventionnels qui devraient payer des taxes supplémentaires pour compenser et rembourser les dommages causés à l’environnement par leurs activités polluantes et destructrices, appelées justement des « exploitations« .

Il en est autrement aujourd’hui. Cela peut changer un jour…

certificats, autorisations, contrôles...Donc actuellement, les coûts nécessaires pour obtenir la certification « Bio » risquent bien d’empêcher complètement une petite exploitation aquaponique commerciale d’être viable économiquement!
Pourtant, si ces produits biologiques issus de l’aquaponie étaient reconnus « Bio« , cela augmenterait directement leur valeur marchande!

En plus, il semble qu’En Europe, si la plante a poussé avec une méthode hors sol, même aquaponique, il ne sera pas possible de la certifier « BIO » avec le label.

Et pour être certain d’être « Bio » avec l’aquaponie, il faut simplement veiller à nourrir les poissons avec des aliments certifiés biologiques, garantis sans OGM, et cela ne coûte pas forcément beaucoup plus cher en coûts de production.

Et si nous tentons de vendre nos produits de qualité « Bio » mais sans la certification officielle, nos super-produits peuvent être mis sur le même pied que de vulgaires légumes empoisonnés et malades, cultivés au bord d’une autoroute en Espagne, cultivés par des esclaves modernes, et rapatriés grâce au pétrole encore pas trop cher actuellement! Ce n’est pas juste.

Heureusement, il y a fort à parier que la montée du prix du pétrole donnera raison aux méthodes raisonnables.

Et ce sera le défi des nouveaux producteurs aquaponiques, mettre en valeur leurs produits aux yeux de leur public local!

Il faudra aussi se renseigner concernant les normes sanitaires à respecter pour pouvoir vendre des produits alimentaires que ce soit des légumes ou des poissons.

Un avantage à connaître, c’est que les poissons (à sang froid) ne véhiculent pas les pathogènes trouvés dans les animaux à sang chaud comme la bactérie E.coli et la salmonelle.

Ne pas se lancer trop vite dans un système commercial

Il est fortement conseillé de d’abord pratiquer pendant au moins une année entière, voire plus, avant de s’embarquer dans une installation aquaponique commerciale.
Un certain temps d’adaptation et de formation par l’expérience est nécessaire.

Il est préférable de commencer petit et d’agrandir ensuite, si tout va bien.

Quand on est débutant, il est toujours possible de faire des erreurs, et de perdre toute une récolte, ou toute une quantité de poissons. C’est donc plus sécurisant de se lancer en ayant déjà vécu les essais/erreurs indispensables à l’apprentissage.

Suivre une formation de maraîchage professionnel pourra aussi vous aider si vous n’êtes pas déjà du métier!

Conclusion:

La concurrence et le marché seront donc rudes, à moins de s’y prendre intelligemment et prudemment!

Avant de se lancer, il faudra donc idéalement réaliser une étude de marché sérieuse au niveau local, et tenter de comprendre et de répondre aux besoins particuliers du marché, en visant la variété, tout en veillant à rester rentable, tout en rentabilisant les frais d’investissements de départ!

Cependant, je crois toujours un peu plus dans le développement de systèmes d’auto-productions locales autour des habitations familiales et les collectivités;

Des familles s’amusent à produire leur nourriture facilement, et font de grosses économies sur leurs courses alimentaires habituelles. C’est le cas en Australie. Nous verrons si le même phénomène se produit en francophonie!

Dans cet article, j’ai tenté de réfléchir objectivement avec vous sur ce sujet brûlant de.
Peut-être ai-je oublié un ou plusieurs élements importants!
A vous de me le dire via les commentaires.

Et à nous tous d’expérimenter toutes les applications de l’aquaponie petit à petit. Avis aux personnes motivées par des projets innovants et dans une logique durable.

Ce seront certainement les pionniers de ces méthodes de production qui pourront, après de nombreux essais et erreurs, éventuellement se lancer. Certains pourront alors donner des pistes et des conseils encore plus pointus et précis pour savoir comment bien démarrer un système aquaponique commercial viable économiquement, sur le court, moyen et long terme.

Mais nous n’en sommes qu’aux débuts… à suivre…