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Deuxième exemple concret d’une installation aquaponique

Installation d’un système aquaponique extérieur.
Afin de mettre en place rapidement mon premier système, et ne pas devoir attendre une serre ou autre bâtiment, j’ai opté pour cette configuration extérieure de 2,4m² de surface cultivable pour un bassin de max. 800l partiellement enfoui.

Bacs

DSC02129Classiquement deux cuves IBC de 1000l, soit des conteneurs en polyéthylène sur palette avec structure en acier galvanisé.

La partie inférieure des bacs et de leur structure a été coupée à +/- 25cm de haut pour accueillir la culture. Après coup, je me rends compte qu’idéalement +/-35cm de haut auraient été mieux.

Le robinet intégré est utilisé comme évacuation de l’eau. Le reste d’un des deux bacs retourné et le reste d’une structure en acier fait le bassin des poissons.

L’autre bac sert de réserve d’eau en attendant mais devrait être intégré également.

Structure

DSC02106Sur ce terrain en pente, une partie du bac à été enfoui, la partie extérieure est isolée et finie avec un bardage en planche de palette.

Une structure en bois est construite au-dessus pour les bacs de culture. Des parties de palette font également la finition.

Les bacs doivent être abrités de la lumière pour éviter la formation d’algues et idéalement isolés.

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Substrat

Des billes d’argile expansé « 8/16 » (type argex), un peu moins de 200l par bac.

La couche s’arrête à 2 ou 3cm en dessous du dessus du bac qu’elles ne sortent pas pendant la manipulation des billes ou des plantes.

Ces billes poreuses constituent un excellent bio filtre. Elles procurent une eau limpide et un milieu adéquat pour les bactéries indispensables! Les plantes s’y sentent bien et leurs racines y prolifèrent!

Pompe

Une pompe économique, consommation 30w, débit +/-4500l/h, hauteur de refoulement de maximum 2,4m.

Une partie du flux est en retour direct dans le bassin pour oxygéner l’eau et limiter une partie du débit pour qu’il soit ajusté au fonctionnement des siphons des bacs de culture.

Un filtre est placé à la sortie de l’alimentation en eau des bacs de culture pour récupérer les résidus solides provenant du bac.

Ici la pompe que j’utilise, c’est le même modèle que nous utilisons sur un système NCUP2 c’est à dire avec un système avec un Niveau d’eau Constant pour les poissons, Une seule Pompe, un réservoir et entre 2 et 4 bacs de culture ou des tours verticales.

Siphon

Des siphons en U renversés, fixés sur les robinets des bacs, avec un retour direct dans le bac des poissons. Un filtre est placé afin de récupérer les résidus solides des bacs de culture. Ce système est très simple et rapide à mettre en place. S’il s’avère efficace durablement, on réalisera une fiche didactique à ce sujet.

Plantes

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Des fraisiers, diverses salades, aromates tel que sarriette, sauge, aneth. Egalement des essais de bouture de houblon, feuillus ou de fruitiers. Des semis de radis, choux, salades, ciboulette, basilique, cresson, maïs, haricot, cresson, …

Cycle de l’azote

Le système à été mis en route avec le substrat et les plantes début avril 2014. De l’ammoniaque avait été introduite dans l’eau du bac un mois plus tôt durant la construction de la structure.

J’ai utilisé un kit de test avec des gouttes, c’est fiable et ça mesure précisément les paramètres importants à surveiller: pH, ammoniaque, nitrites et nitrates.

La première semaine, le Ph de départ est de 8.1,
l’ammoniaque à +8.0ppm, les Nitrites à 0.25ppm, les Nitrates à 0ppm.
L’ammoniaque est fort présente, les nitrites apparaissent.

La deuxième semaine, le Ph est à 8.2,
l’ammoniaque à 8.0ppm, les Nitrites à 2.00ppm, les Nitrates à 0ppm
Les nitrites se développent.

WP_20140419_003La troisième semaine, le Ph est à 8.1,
l’ammoniaque à 8.0ppm, les Nitrites à 5.00ppm, les Nitrates à 10ppm
Les nitrites sont là, les nitrates apparaissent.

 

WP_20140427_001La quatrième semaine, le Ph est à 8.0,
l’ammoniaque à 4.0ppm, les Nitrites à 5.0ppm, les Nitrates à 80ppm
L’ammoniaque est transformé, les nitrates se développent.

 

La cinquième semaine, le Ph est à 6.1,
l’ammoniaque à 2.0ppm, les Nitrites à 0.25ppm, les Nitrates à 160ppm
L’ammoniaque diminue, les nitrites diminues également par la transformation en nitrates qui augmentent, le cycles est installé.

Par la suite j’ai également analysé la dureté de l’eau avec un test KH. C’est un paramètre important, entre autre pour éviter des fluctuations de pH.

Poissons

omble saumon de fontaine truite mouchetéeDes Ombles de Fontaine, également appelées Saumon de Fontaine ou Truite Mouchetée ont pris place dans l’installation. C’est un poissons bien adapté à nos conditions climatiques et  que l’on trouve facilement dans les élevages de la région. Son intérêt gustatif est légèrement supérieur à celui des truites. C’est un poisson carnassier. Je les nourris de temps en temps avec des vers de terre, des sauterelles, des petites limasses, etc. Mais la plupart du temps, je leur donne matin et soir des granulés de nourriture bio pour poissons. C’est facile à tout point de vue et je contrôle facilement les quantités: certains jours ils ont un peu moins d’appétit. Pour assurer l’oxygénation, je leur ai placé une petite pompe de 200L d’air par heure.

Vidéo de l’installation aquaponique

Vidéo de mon système commentée par Eric:

Veuillez patienter quelques secondes
(selon la vitesse de votre connexion internet)
pour le déclenchement de la vidéo.

L’émission « Silence ça Pousse! » sur l’aquaponie.

Silence ça pousse! L’émission de France 5, nous parle de l’aquaponie.

Voici donc, sur le ton agréable de cet émission, un condensé de 7 minutes qui permet de faire rapidement le tour du concept de l’aquaponie. Ils évoquent quelques avantages, dont le besoin de réorientation indispensable des techniques actuelles des pisciculture pour faire basculer l’impact de l’élevage en résultats bénéfiques.

On y découvre également un restaurant, en Angleterre, qui possède sa propre installation aquaponique. Ils proposent donc à leurs clients, des produits directement issus de leur système aquaponique: légumes et poissons de toute première fraîcheur!

L’aquaponie, Pythagore et le siphon-cloche automatique

L’aquaponie et le siphon-cloche automatique reposent sur un principe datant d’avant Jésus-Christ, et c’est au génie de Pythagore que nous la devons!

Lorsque l’on se penche sur une installation aquaponique utilisant des cycles alternés de remplissage et drainage, on se confronte rapidement au système qui permet d’obtenir ce flux et reflux dans le bac de culture.

Généralement, pour éviter tout risque d’enrayement, les aquaponistes évitent des systèmes utilisant de la mécanique, pour s’orienter vers des systèmes basés sur de la physique pure.

Le système adopté en aquaponie est un autosiphon (siphon-cloche automatique), qui s’enclenche donc automatiquement lorsque le niveau atteint son maximum pour se couper lorsqu’il est au plus bas.

Il en existe de différentes compositions mais qui reposent tous sur le même principe physique. Si ça vous intéresse d’en fabriquer un et de pratiquer l’aquaponie, nous avons réalisé un PDF de formation ainsi que des vidéos et articles de formation sur l’aquaponie.

Les différences pièces d'un siphon cloche automatique utilisé en Aquaponie.
Pièces d’un siphon cloche automatique

Celui que l’on rencontre le plus souvent sur les installations aquaponiques, est le siphon cloche. Le siphon est souvent vu comme une curiosité, il peut s’avérer délicat à appréhender par son apparente complexité. Et pour cause, c’est à Pythagore que l’on doit la mise en évidence du principe physique avec la Coupe de Pythagore. Pour plus de simplicité, vous pouvez directement vous procurez un siphon cloche tout fait!

La coupe de Pythagore, source Wikipédia

« Une coupe de Pythagore ou coupe de Tantale est un verre qui force son utilisateur à le remplir avec modération. Attribué à Pythagore, ce verre permet à l’utilisateur de le remplir jusqu’à un certain niveau. Si l’utilisateur remplit le verre jusqu’à ce niveau, il peut boire normalement, s’il le remplit au-dessus de ce niveau, la coupe déverse son contenu par le bas. » Source: Wikipedia

Coupe de Pythagore, source Wikipédia

Cliquez sur le bouton de la page 2 pour voir la suite…

Les principes de base de l’aquaponie

L’aquaponie est le résultat d’une association entre l’aquaculture (élevage de poissons) et l’hydroponie (culture de légumes hors sol).

L’aquaponie permet donc de produire des légumes et du poisson chez soi, c’est assez facile et accessible à tous…

C’est pour cela qu’il est temps de tous nous lancer dans l’auto-production autant que possible, maintenant que nous avons des techniques efficaces en main.

Bien comprendre les principes de base de l’aquaponie vous permettra de mieux préparer votre première installation aquaponique, c’est ce dont nous parlerons dans cet article.

Cycle de l'aquaponie
Cycle de l’azote avec l’aquaponie

Les principaux acteurs d’un système aquaponique, ce sont bien entendu les poissons et les plantes.
Les acteurs secondaires, ce sont les bactéries (indispensables) et les vers de compost (facultatifs mais bénéfiques).

Chacun des acteurs du système a des besoins naturels pour être en bonne santé, et leurs besoins respectifs seront comblés par l’un et l’autre, ce qui entretient une parfaite symbiose entre eux.

C’est un bel exemple de situation « Gagnant-Gagnant« .

Après avoir été nourris, les poissons digèrent leur nourriture, ils produisent des excréments qui sont donc relâchés dans leur eau.

L’eau est alors pompée pour être amenée dans les bacs de culture de plantes.

Cette eau est chargée en ammoniaque provenant des déjections des poissons.

Cet ammoniaque sera alors décomposé dans le substrat (billes d’argile expansé, gravier…) par des bactéries qui le transforment en une forme plus assimilable pour les plantes.

Les plantes utilisent ensuite les nitrates issus de l’ammoniaque ainsi transformé. C’est une forme d’azote qui est utilisée par les plantes et qui est indispensable pour leur croissance.

Vers de terre
Il est intéressant d’ajouter des vers de compost dans les bacs de culture, ils aideront eux aussi à rendre assimilables de nombreux nutriments en faisant passer de nombreux restes de végétaux (feuilles, racines, radicelles,…) à travers leur tube digestif: leurs excréments contiennent des nutriments directement assimilables par les plantes.

L’eau retournera alors nettoyée/filtrée dans le bassin des poissons, et cela dans un cycle fermé permanent.

Si les plantes et les bactéries du substrat ne jouaient pas ce rôle de filtre, les poissons mourraient très vite car l’ammoniac est toxique pour eux.

C’est grâce à l’action de l’oxygène, des bactéries, et des plantes que la survie des poissons est maintenue possible, et vice versa.

On peut donc bien observer cette interdépendance bénéfique qu’entretiennent les poissons et les plantes, ainsi que les bactéries.
L’un sans l’autre, ils mourraient dans un tel système fermé.

Les poissons produisent des déjections. Les vers de terre et bactéries transforment les déjections en nutriments pour les plantes. Les plantes filtrent l’eau qui retourne aux poissons.
Cycle de l’aquaponie

Les poissons apportent la nourriture aux plantes qui elles, nettoient l’eau du système …
La nourriture est rendue disponible et assimilable pour les plantes grâce aux bactéries présentes dans le substrat.

C’est le merveilleux cycle de l’aquaponie.

Tout ce que vous avez à faire en tant qu’aquaponiste, c’est de nourrir les poissons, bien oxygéner l’eau, contrôler de temps en temps la qualité de l’eau, pour vérifier l’acidité (Ph) ainsi que la concentration en nitrites (toxiques pour les poissons) et en nitrates (sans danger pour les poissons jusqu’à un certain niveau de concentration).

Nous rentrerons beaucoup plus dans les détails lors de la formation concernant l’entretien d’un système aquaponique.

Vous pouvez d’ailleurs encore vous y inscrire gratuitement pour le moment, en déposant votre prénom et votre email dans le formulaire ci-dessous.

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Les plantes à cultiver dans une installation aquaponique

Il y a déjà des centaines de plantes qui ont été testées avec succès dans des installations aquaponiques à travers le monde.

Plantes en aquaponieBien entendu, le type de plantes que vous pourrez cultiver chez vous sera toujours déterminé par votre climat, mais en gros, à peu près tout ce qui pousse dans les potagers de votre région devrait pouvoir pousser correctement dans votre installation aquaponique.

Ce sont souvent les légumes racines qui sont les plus difficiles à cultiver dans ce genre de système, mais ce n’est pas impossible, j’ai moi-même des céléris-raves encore en train de grossir dans un de mes bacs…

Ce qu’il y a de plus fou, c’est que les plantes des systèmes aquaponiques se portent à merveille, principalement avec les nutriments apportés directement aux racines grâce aux poissons, et en plus, elles poussent même au moins 2 fois plus vite que dans un jardin en pleine terre!

Les plantes poussent mieux dans un système aquaponique simplement parce qu’elles ont toute l’eau dont elles ont besoin ainsi que tout l’oxygène nécessaire, bien plus qu’en pleine terre!

Les plantes les plus couramment cultivées avec l’aquaponie (de manière commerciale) sont les légumes à feuilles vertes dits « légumes-feuilles » (salades diverses, mâche, épinards, poireaux, bettes, …) et les herbes telles que persil, basilic, ciboulette, etc.

La première année, c’est préférable de rester avec ces légumes verts uniquement, parce que le substrat ne contient pas encore une assez grande diversité de nutriments, mais dès la deuxième année, on peut envisager de planter des légumes plus gourmands et/ou plus demandeurs.

Le climat, comme je l’ai déjà dit plus haut, c’est un facteur déterminant pour choisir les plantes à cultiver en aquaponie.
Cela dépend aussi de la situation (à l’extérieur, dans une serre?), et de l’ensoleillement, tout comme pour du jardinage traditionnel.

L’important est d’essayer. Vous pourrez observer ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas chez vous. Ce qui est certain, c’est que vous allez (enfin!?) réussir à produire quelque chose, et cela après quelques semaines seulement!

Concombre aquaponiqueDans un climat comme en Belgique ou en France, ce qui fonctionne bien, c’est les concombres (en serre), les tomates (en serre), les salades, la mâche, le céléri, les piments (serre), les fraises, les oignons, les différents choux, les haricots, le persil, le basilic (en serre), les menthes, le cresson, la coriandre, la sauge,…

Je pense pouvoir confirmer que tous les légumes annuels qui se plantent dans le jardin doivent être cultivables dans un système aquaponique.

En Australie, j’ai même vu des images d’un arbre qui avait été installé dans un bac de culture mature de plusieurs années, assez profond, ou encore un bananier dans une serre chauffée aux USA.
Cela ne devrait de toute façon rester que des essais à titre expérimental.

Pour commencer, profitons des grands avantages de l’aquaponie pour simplement produire les légumes habituels des potagers dans nos régions, et nous nous garantirons de nombreuses et abondantes réussites.

Vous pouvez utiliser les bonnes associations entre les plantes, comme dans un potager, idem dans les bacs de culture aquaponiques.

Le poireau aime le fraisier, la bette aime les céléris et les haricots, le basilic apprécierait le voisinage du fenouil…etc…tout cela est à expérimenter…

Par contre, pas besoin de rotations de cultures dans un système aquaponique, vu qu’il est en permanence drainé et fertilisé par les poissons.

Les plantes à cultiver dans une installation aquaponique sont donc celles que vous trouverez généralement dans les jardins de vos régions, certaines règles de jardinage restent également d’actualité, comme nous venons de le voir avec les associations bénéfiques entre plantes.

Vous pouvez poster ici vos questions, commentaires, ainsi que vos propres expériences ratées ou réussies si vous avez déjà eu la chance d’expérimenter l’aquaponie chez vous!

Les 10 plus grands avantages de l’aquaponie

Dans cet article, nous allons découvrir ensemble les nombreux avantages de l’aquaponie, mais nous nous arrêterons aux 10 principaux ici.

L’aquaponie, vous le savez peut-être déjà, c’est une technique idéale pour pouvoir produire des produits végétaux de qualité biologique chez soi, avec du poisson sain (de + en + rare) en bonus! (Pour plus d’explications détaillées sur le fonctionnement de l’aquaponie, cliquez ici)

Symbiose et aquaponie
Symbiose réciproque…

L’aquaponie est une parfaite association entre des végétaux, des bactéries, et des poissons.

En gros, les poissons sont nourris, l’eau de leur bassin est alors envoyée dans du substrat, dans lequel des bactéries filtrent l’eau, elles rendent assimilables les nutriments indispensables pour la croissance des plantes, les plantes filtrent l’eau à leur tour, et l’eau retourne alors nettoyée dans le bassin des poissons.

Cette méthode hors sol peut surprendre au début, mais elle offre de sérieux et nombreux avantages!

Comme nous l’avons vu dans notre article à propos de la viabilité économique d’un système aquaponique commercial, dans un premier temps, les installations aquaponiques les plus sûres d’être rentables, ce sont celles qui sont installées dans les foyers familiaux pour l’autoproduction de nourriture locale.

C’est pour cette raison qu’il est intéressant d’envisager ici un peu plus les arguments les plus convaincants qui pourraient vous motiver à vous y mettre vous aussi, et comme nous, commencer à propager et à multiplier les initiatives de productions locales, même en milieu urbain.

Parfois, il suffit d’avoir toutes les infos en main pour pouvoir prendre consciemment de bonnes décisions: quand on sait pourquoi on le fait, et qu’en plus, on est enthousiaste, tout se met alors en place pour que cela devienne possible!

La planète a besoin de nous! Nous pouvons agir localement pour un désordre global.

Produisons toujours plus de nourriture locale avec, entre autres, l’aquaponie, et nous diminuerons immédiatement et drastiquement notre impact sur l’environnement!

Les 10 avantages de l’aquaponie:

  1. Un système aquaponique est facile à monter et vous pourrez le démonter facilement (en cas de déménagement par exemple)
  2. Une installation aquaponique permet de produire plus de nourriture au mètre carré qu’un jardin en pleine terre, il est donc possible de produire votre nourriture, même dans de petits espaces!
  3. Cultiver avec l’aquaponie est un moyen idéal pour produire sa nourriture avec beaucoup moins d’efforts et moins de temps qu’avec un jardin en terre.
  4. Vous n’aurez plus mal au dos, et vous ne serez plus couvert(e) de terre et de boues après votre passage dans les cultures!
  5. Plus besoin de désherber, ni de bêcher!
  6. Pour les pays où l’eau potable devient rare, l’aquaponie permet de produire avec une économie d’eau énorme en comparaison avec un jardin cultivé en pleine terre (de 80 à 90% d’économies en eau)!
  7. Une fois qu’on a compris les bases avec son premier système, on comprend vite qu’une installation aquaponique est simple d’entretien, abordable pour tous (même les enfants peuvent s’en occuper!), et est une solution « pratico-pratique » pour arriver à produire encore plus de nourriture locale chez soi et avec peu d’efforts.
  8. L’aquaponie permettra à de nombreuses personnes de se re-connecter à la nature mais aussi de revenir à l’essentiel.
  9. Elever et manger son propre poisson, dans une eau pure, avec une nourriture de qualité, c’est une satisfaction inégalable à notre époque.
  10. Produire des légumes ET du poisson avec moins d’espace qu’un jardin traditionnel: c’est l’atout qu’il nous manquait pour arrêter de participer à une industrie de la viande nauséabonde, et une industrie du poisson inhumaine et destructrice.
  11. La nourriture issue d’un système aquaponique a bon goût, élément important pour le palais. 🙂

Les avantages de l'aquaponieCette liste n’est bien entendu pas exhaustive, car il y a énormément de petits avantages secondaires qui peuvent être générés par une production naturelle abondante et locale, comme la diminution des transports et de notre consommation en produits pétroliers en général, moins de temps à faire les courses, une meilleure qualité de vie…

Conclusion:

La liste des avantages de l’aquaponie est longue, en plus d’être une activité amusante et enrichissante pour tous.

C’est certainement pourquoi cette nouvelle technique provoque un tel engouement actuellement. Il y a de plus en plus d’effervescence dans le domaine, et des projets démarrent un peu partout!

C’est d’ailleurs aussi pour cela que nous, les membres de l’équipe d’Aquaponie-Pratique.com, avons décidé de partager nos connaissances et expériences pour familiariser encore un plus grand nombre de personnes avec l’aquaponie.

N’hésitez pas à réagir via les commentaires!

 

La viabilité économique d’un système aquaponique commercial

C’est un sujet qui me tient à coeur car c’est un grand débat personnel depuis longtemps.

Ai-je vraiment envie de devenir un maraîcher « bio » à temps plein?

Que ce soit avec l’aquaponie, ou du maraîchage, les mêmes difficultés font surface pour développer une entreprise rentable.

Peut-être que vous aussi, vous vous êtes déjà demandé si cela pouvait devenir un métier d’avenir… Oui, c’est peut-être possible, mais cela dépend comment…

Dans la théorie, oui, j’aimerais bien pouvoir offrir ce service, mais il faut aussi prendre en compte toutes les contraintes et complications potentielles liées à ce type d’activité avant de se lancer.

Un système aquaponique commercial serait-il viable économiquement?

Dans cet article, j’ai mis tous les arguments qui me paraissent importants, comme si je réfléchissais pour mon propre projet éventuel de me lancer dans une installation aquaponique commerciale.

N’étant pas du métier particulièrement, ou fils de producteur, ni aucune formation spécialisée en maraîchage, je ne suis pas non plus certain d’avoir toutes les cordes nécessaires à mon arc pour réussir à en faire une activité rentable, surtout quand on voit les prix offerts aux producteurs en général!

Nous allons voir ensemble quelques faits qu’il faut prendre en compte avant de s’investir dans une carrière aquaponique…

La niche de marché doit être locale!

Vu les coûts de transports, il est impératif de pouvoir trouver un marché local pour écouler ses produits.
Or, même sur le marché local, la compétition est rude.

Les petits producteurs locaux se retrouvent souvent face à de gros producteurs, qui arrivent à produire beaucoup en vendant pas cher, pas assez cher pour qu’un petit producteur gagne vraiment sa vie! Et l’argument le plus fort dans ce domaine, c’est souvent le prix! 🙁

Même si vous ajoutez l’argument de valeur que ce sont des produits naturels, durables et locaux, il faudra convaincre les consommateurs de payer le prix, peut-être légèrement supérieur aux produits du marché conventionnel.

Il faut donc chercher à savoir si le consommateur final sera prêt à consacrer un peu plus de budget pour nos produits d’une qualité supérieure.

Et si on trouve un public d’acheteurs potentiels locaux intéressés par nos produits, encore faut-il savoir combien!
Y aura-t-il assez de tels consommateurs locaux pour que notre business soit rentable?

Et si on veut vendre plus que ce qu’il est possible d’écouler sur le marché local (qui est forcément limité), il faudra alors produire beaucoup plus et vendre beaucoup moins cher, ce qui devient plus risqué au niveau rentabilité et coûts d’investissements.

Si nous désirons vendre à plus grande échelle, cela peut paraître plus simple vu qu’on ne vendra nos récoltes qu’aux distributeurs, mais alors ces multiples distributeurs intermédiaires (entre le producteur et le client final) prendront forcément une plus grosse partie de vos bénéfices.

L’idéal serait donc de se concentrer sur le développement de réseaux locaux de distribution directe, à des consommateurs conscientisés…

Un système aquaponique commercial financé par une sorte d’AMAP

Il est possible d’écouler ses produits à travers des vendeurs ambulants (marchés) de produits bio/locaux, ou encore via les Groupes d’Achats Communs (GAC) ou AMAP (voir plus bas).

Si on peut s’arranger avec de tels groupements citoyens, directement du producteur au consommateur, cela peut également s’avérer intéressant.

Une autre solution consisterait en un réseau comme les AMAP en France (= Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne) ou les Groupes d’achats solidaires de l’agriculture paysanne en Belgique (GASAP.be)!

Cela consisterait donc à créer un groupe de consommateurs solidaires à l’année, qui, suivant leur participation, obtiendraient des parts de la récolte qu’ils pourraient recevoir chaque semaine, suivant la production, végétaux et poissons compris.
Les consommateurs d’un tel réseau de solidarité pourraient aussi exprimer leurs besoins et leurs préférences avant de planifier chaque année de plantations.

Et la niche des restaurants pour vendre les produits issus de l’aquaponie?

Niche des restaurants pour les produits aquaponiquesEn effet, les cuisiniers encore soucieux de la qualité de leurs produits sont intéressés par des produits frais.
Ils aiment l’idée que leurs produits ont été faits rien que pour eux, d’une certaine manière, et ils peuvent s’en vanter au client.

Salades diverses, herbes et aromatiques, connues ou plus originales, et d’une fraîcheur inégalable, fraîchement coupées quelques heures seulement avant de finir dans l’assiette du client…
Ce sont des arguments qu’ils aiment bien. L’argument « local » est un plus qu’ils peuvent ajouter dans l' »histoire » qu’ils raconteront à leurs clients concernant l’origine des produits dans l’assiette.

Il est donc possible de trouver un certain nombre de restaurateurs intéressés par vos produits car conscients de leur valeur, mais encore faut-il arriver à les servir régulièrement, et ce avec assez de quantités, tout en restant bien entendu dans des zones de prix raisonnables, sinon ils retourneront vite à leurs fournisseurs habituels parce que plus réguliers et plus fiables, et peut-être moins chers aussi!

On pourrait aussi envisager de s’adapter complètement aux besoins d’un ou plusieurs restaurateurs et ne produire que pour eux, si une proche collaboration était possible.

La production de poisson aquaponique peut-elle donc être rentable?

Comme on peut le voir, comme tout type de maraîchage, la rentabilité par rapport à l’investissement de départ n’est pas garantie d’avance, ou en tous les cas, pas forcément et pas n’importe comment!
C’est possible, mais il faut certainement bien s’y prendre…

Tout d’abord, il faut trouver un type de poisson qui se vendra bien car apprécié culinairement.
Le poisson en aquaponiePlus communément dans nos climats du nord de l’Europe, ce sera de la truite.

La truite est tout d’abord un poisson qui demande des conditions optimales, donc le système doit être parfaitement équilibré.

En plus, de l’alevin à la truite de minimum 25 cm prête à être consommée, cela peut prendre 2 ans, peut-être plus, suivant les conditions.
On peut bien entendu acheter de la truitelle en pisciculture et ainsi déjà gagner du temps avant la récolte, mais ce ne sera plus totalement « bio », à moins de trouver une pisciculture biologique près de chez vous!

Aquaponie et carpes KoïOn peut revendre de grosses carpes koï, assez simple pour l’élevage, mais en grosses quantités, ce n’est certainement pas facile à vendre.

On peut aussi imaginer d’élever du poisson plus rare comme du tilapia, ou des perches du Nil, ou autre poisson exotique, mais cela devient alors difficile d’avoir un retour sur l’investissement nécessaire pour maintenir l’eau à bonne température dans les climats tempérés froids.

En plus, les prix du marché sont souvent vus à la baisse pour les producteurs…à moins de vendre vos poissons avec leur histoire « locale« , dans des circuits très courts, directement à des consommateurs ou à des restaurateurs.

Un autre facteur important est de savoir comment vendre le poisson.

Vidé, emballé? Pas vidé dans la glace? Vivant?

Pour pouvoir transformer le poisson en produit « consommable », il y a de nombreuses normes à respecter. Il faut par exemple un local hygiènisé et contrôlé… (=> Se renseigner auprès des organismes officiels concernés dans votre pays).

Ou alors, vendre les poissons vivants serait peut-être le plus simple…directement aux particuliers ou alors aux restaurants.
Les restaurants pourraient attraper leurs truites dans un grand aquarium juste avant de les cuisiner, devant les clients! Pourquoi pas?

Produire des légumes « hors saison »

Il y a un gros marché pour les végétaux produits à des saisons décalées.

Le marché local est souvent saturé en pleine saison: tellement saturé qu’il devient parfois difficile de vendre ses produits à un prix décent… puis quand la saison est passée, il n’y a plus rien provenant du marché local, tout est alors importé et à des prix très élevés pour le consommateur final.

Si la conception de votre lieu de production aquaponique commercial est bien conçu énergétiquement (serre bio-climatique, isolation, inertie, puits canadien…) et que vous pouvez vous permettre de chauffer à moindre coût pour maintenir une production, même pendant tout l’hiver, cela peut devenir intéressant.

Des fraises belges de qualité « Bio » au mois de décembre, cela peut bien se vendre sur le marché local, même si ce sont des habitudes qui devraient être petit abandonnées, mais il s’agit ici d’un exemple, mais j’aurais très bien pu prendre les tomates en début d’hiver, ou les laitues en plein été.

Les fausses idées qui pourraient nuire à la vente de produits issus de l’aquaponie

Nombreuses sont les personnes qui cherchent des produits de qualité biologique, mais sont-ils tous prêts à manger nos produits issus de l’aquaponie, cultivés hors-sol?

Un sérieux coup de marketing sera nécessaire pour faire oublier cette fâcheuse habitude, pour le néophyte, de croire que l’aquaponie est identique à de l’hydroponie, qui, en plus d’être chimique et polluante, est une méthode de culture qui ne produit que des légumes insipides.

Ou alors, d’autres personnes se demandent si nos légumes n’auraient pas un goût de poisson!? Idée erronée, tout comme avec le fumier sur les terres agricoles, les légumes ne goûteront pas les excréments.

Une commerçante en légumes « Bio » m’a déjà dit que le fait que les légumes n’étaient pas cultivés en terre ne la rassurait pas. Cela lui semble très anti-naturel au premier abord.

Il faudrait donc s’atteler à informer le public pour faire oublier ces fausses idées pré-conçues, et leur faire prendre conscience des nombreux avantages de l’aquaponie.
(Voir également l’article à propos de la qualité nutritionnelle des produits issus de l’aquaponie).

Le problème des certifications et autres complications administratives:

Tout d’abord, il y a le problème de la certification « Bio » ou pas…

Actuellement, dans le système actuel, ce sont les producteurs respectueux de l’environnement (et de la nature en général) qui doivent payer pour obtenir les certifications « Bio » suivant les chartes des différents organismes concernés.

Logiquement, dans un monde où on voudrait promouvoir la production « durable » de nourriture saine pour nourrir les populations à moindre coût, ce sont les producteurs conventionnels qui devraient payer des taxes supplémentaires pour compenser et rembourser les dommages causés à l’environnement par leurs activités polluantes et destructrices, appelées justement des « exploitations« .

Il en est autrement aujourd’hui. Cela peut changer un jour…

certificats, autorisations, contrôles...Donc actuellement, les coûts nécessaires pour obtenir la certification « Bio » risquent bien d’empêcher complètement une petite exploitation aquaponique commerciale d’être viable économiquement!
Pourtant, si ces produits biologiques issus de l’aquaponie étaient reconnus « Bio« , cela augmenterait directement leur valeur marchande!

En plus, il semble qu’En Europe, si la plante a poussé avec une méthode hors sol, même aquaponique, il ne sera pas possible de la certifier « BIO » avec le label.

Et pour être certain d’être « Bio » avec l’aquaponie, il faut simplement veiller à nourrir les poissons avec des aliments certifiés biologiques, garantis sans OGM, et cela ne coûte pas forcément beaucoup plus cher en coûts de production.

Et si nous tentons de vendre nos produits de qualité « Bio » mais sans la certification officielle, nos super-produits peuvent être mis sur le même pied que de vulgaires légumes empoisonnés et malades, cultivés au bord d’une autoroute en Espagne, cultivés par des esclaves modernes, et rapatriés grâce au pétrole encore pas trop cher actuellement! Ce n’est pas juste.

Heureusement, il y a fort à parier que la montée du prix du pétrole donnera raison aux méthodes raisonnables.

Et ce sera le défi des nouveaux producteurs aquaponiques, mettre en valeur leurs produits aux yeux de leur public local!

Il faudra aussi se renseigner concernant les normes sanitaires à respecter pour pouvoir vendre des produits alimentaires que ce soit des légumes ou des poissons.

Un avantage à connaître, c’est que les poissons (à sang froid) ne véhiculent pas les pathogènes trouvés dans les animaux à sang chaud comme la bactérie E.coli et la salmonelle.

Ne pas se lancer trop vite dans un système commercial

Il est fortement conseillé de d’abord pratiquer pendant au moins une année entière, voire plus, avant de s’embarquer dans une installation aquaponique commerciale.
Un certain temps d’adaptation et de formation par l’expérience est nécessaire.

Il est préférable de commencer petit et d’agrandir ensuite, si tout va bien.

Quand on est débutant, il est toujours possible de faire des erreurs, et de perdre toute une récolte, ou toute une quantité de poissons. C’est donc plus sécurisant de se lancer en ayant déjà vécu les essais/erreurs indispensables à l’apprentissage.

Suivre une formation de maraîchage professionnel pourra aussi vous aider si vous n’êtes pas déjà du métier!

Conclusion:

La concurrence et le marché seront donc rudes, à moins de s’y prendre intelligemment et prudemment!

Avant de se lancer, il faudra donc idéalement réaliser une étude de marché sérieuse au niveau local, et tenter de comprendre et de répondre aux besoins particuliers du marché, en visant la variété, tout en veillant à rester rentable, tout en rentabilisant les frais d’investissements de départ!

Cependant, je crois toujours un peu plus dans le développement de systèmes d’auto-productions locales autour des habitations familiales et les collectivités;

Des familles s’amusent à produire leur nourriture facilement, et font de grosses économies sur leurs courses alimentaires habituelles. C’est le cas en Australie. Nous verrons si le même phénomène se produit en francophonie!

Dans cet article, j’ai tenté de réfléchir objectivement avec vous sur ce sujet brûlant de.
Peut-être ai-je oublié un ou plusieurs élements importants!
A vous de me le dire via les commentaires.

Et à nous tous d’expérimenter toutes les applications de l’aquaponie petit à petit. Avis aux personnes motivées par des projets innovants et dans une logique durable.

Ce seront certainement les pionniers de ces méthodes de production qui pourront, après de nombreux essais et erreurs, éventuellement se lancer. Certains pourront alors donner des pistes et des conseils encore plus pointus et précis pour savoir comment bien démarrer un système aquaponique commercial viable économiquement, sur le court, moyen et long terme.

Mais nous n’en sommes qu’aux débuts… à suivre…

L’hiver approche … s’en suivra le printemps!

Ce n’est  plus l’heure des abondantes récoltes extérieurs. Les soirées commencent à se dérouler au coin du feu devant nos écrans, l’heure est à la préparation d’une nouvelle saison qui s’annonce riche en projets et expérimentations. Deux nouvelles installations aquaponiques avec des cuves IBC sont prévues:  +/- 800L contenant soit des truites, saumons de fontaine ou perches avec 2 ou 3 m² de culture sont au planning. Elles devraient permettre de valider les essais en cours et d’en faire de nouveaux.

L’hiver permettra également de faire le point sur le comportement d’une installation aquaponique sous serre dans un climat relativement frais et humide et de déterminer, si nécessaire, les solutions pour la rendre suffisamment efficace.

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L’hiver est rigoureux sous un climat froid et humide

Dans les autres projets vient également le développement d’une installation aquaponique modulaire évolutive et simplifiée qui limite les siphons tout en permettant d’y greffer ou retirer facilement des bacs de culture. Vous serez bien entendu tenu au courant si celle-ci s’avère fonctionnelle et exploitable.

Nous travaillons actuellement sur la boutique d’aquaponie en ligne, vous y trouverez tout ce dont vous avez besoin pour l’aquaponie: le matériel et manuels pour assembler différents sytèmes aquaponiques, les informations didactiques pour qu’apparaissent les bactéries qui permettent de transformer les déjections en aliments pour vos plantes afin d’y introduire vos poissons dans de bonnes conditions, ainsi que tous les accessoires nécessaires à la surveillance et au maintien de votre installation aquaponique.

N’hésitez pas à faire part de vos remarques, envies et questions, à bientôt!