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Rien de bien nouveau sous le soleil avec l’aquaponie!

Voici une lettre reçue de la part d’un abonné sur notre site.

Suite à l’autorisation de son auteur, j’avais envie de la publier car cette histoire sera certainement très riche en enseignements pour vous, à propos de l’aquaponie…

 

Chers Aquaponistes.

J’ai regardé par hasard une émission de TV qui présentait de la culture en symbiose avec de la pisciculture.

Curieux, sur Internet j’ai trouvé votre site. Je me suis abonné gratuitement ! à votre documentation sur « l’Aquaponie ». C’est le top, félicitations.
En plus c’est ‘’gratis pro Deo’’.

cabane jardin et aquaponieIl se trouve que pendant des années cette technique a été utilisée par mon grand-père puis mon père pour faire du jardinage. La famille a toujours eu un très beau jardin où nous récoltions de magnifiques légumes. Tout poussait dans ces 1 200 m² de terrain.

Je me souviens <<qu’après la guerre, la dernière j’espère ! >> un ouvrier agricole âgé (à la retraite mais sans vraie retraite) était chargé de l’entretien de ce jardin, il était payé uniquement et amicalement pour cela.

Je me rappelle que les voisins en passant le long du mur de clôture demandaient à ce vieux monsieur et à mon père comment ils faisaient pour avoir de si beaux légumes.

Mon père répondait invariablement :

« Le jardin est bien abrité du vent, la terre en est fertile, jardin & aquaponiej’y mets de la fiente de mes poules, et le Tophile est un jardinier expert en horticulture ».
Tophile = le sobriquet du brave Théophile.
Un prénom qui signifie en Grec ancien : Qui aime ou est aimé de Dieu. Il n’est plus actuellement employé. Seul le mot Grec Théo : Dieu, a subsisté. Il faut être parfait pour mériter et porter un tel prénom ! Ou avoir la ‘’ Main verte ‘’.

C’est après une de ces parlotes avec les voisins qu’un jour mon père m’a entraîné vers le bassin qui servait au stockage de l’eau d’une source avant qu’elle soit utilisée pour l’arrosage du jardin.

Le parc autour de la maison était en pente et le bassinvieux tuyaux d'eau se trouvait là, à 8 mètres au-dessus des cultures. L’eau arrivait en abondance par une tuyauterie en terre cuite de 500 m. de longueur, en cascadant dans cette réserve.

Ces tuyaux dataient de plusieurs siècles. Le trop-plein s’écoulait ensuite dans un ruisseau attenant. L’eau pour l’arrosage partait en souterrain vers le jardin par des tuyaux en fonte, et son débit était réglé grâce à des vannes à clé.

Cette eau était très fraiche même pour une trempette en été.

« Je vais t’expliquer me dit mon père, pourquoi nous avons un beau jardin. Mais tu ne le diras pas à nos ignares de voisins. Ils se moqueraient de nous, et ils me prendraient pour un débile. »
C’était en 1955.

J’ai dit :
« Oui papa. »
À cette époque on ne discutait pas avec les parents.

étang et aquaponie« Viens on va voir le bassin »
Mes frères plus jeunes, et moi-même nous nous baignions souvent in naturalibus en été dans cette réserve d’eau de 6 m. x 3 m. et de 1 mètre de profondeur.

Nous y pêchions aussi des poissons régulièrement attrapés par mon père et l’un de ses ouvriers au printemps avec un filet dans la rivière près de chez nous.

Il les stockait là pour, comme disait le paternel : son plaisir, en s’excusant de prendre les poissons vivants au filet. Ses amis lui faisaient remarquer qu’avec un filet ce n’était pas de la pêche (il allait souvent mettre son filet dans la Cèze pour renouveler le stock de poissons, car parfois certains mouraient).

À l’époque ce devait être permis d’utiliser un filet, d’autant que le grand-père avait été Maire de notre village pendant plusieurs mandats et avant lui ses pères et grands-pères aussi, depuis 1825, et qu’il connaissait bien le garde-pêche.

« Mon plaisir« , disait mon père à ses amis, « c’est que je puisse manger un poisson quand j’en ai envie« .

Ses amis prenaient cette explication pour argent comptant.

aquaponie et etang chez les anciens« Tu vois » me dit-il, « ces perches, ces barbeaux, ces hotus (pleins d’arêtes), cette petite carpe, c’est grâce à eux que nous avons un beau jardin. En plus il y a parfois des alevins. »

J’ai regardé mon père d’un air sûrement incrédule. Je ne comprenais pas comment des poissons pouvaient faire pousser des légumes, car il m’a dit :

 » Tu es comme tous les voisins, tu me prends pour un fou. Mais je vais te dire pourquoi, et comment ça fonctionne. 
En fait les poissons ne sont pas là pour être seulement mangés, mais leur présence nous permet surtout de manger de beaux et bons légumes. Je t’explique :

Un poisson ça urine et ça défèque comme nous.
Une partie de ces déchets reste dans l’eau au fond du bassin, et l’autre partie est entraînée par l’eau qui va au ruisseau.

L’eau qui arrive de la source est toujours propre elle tombe dans le bassin de 80 cm de haut, ça bouillonne et ces bouillonnements permettent aux poissons de respirer de l’oxygène, ils vivent plutôt près de la surface.

Une bonne partie des excréments des poissons tombe perches étang aquaponieau fond, et pour arroser nous prenons l’eau du fond du bassin. L’eau du fond est chargée avec leurs excréments.

Voilà pourquoi je vous ai interdit de boire de l’eau qui sert à l’arrosage. Elle n’est pas potable, mais c’est un bon engrais pour les légumes qu’il faut de toute façon arroser.

Je donne à manger de temps en temps aux poissons. En plus ils ont pour eux tous les insectes qui sont sur l’eau et d’autres qui y tombent dedans.

C’est ton grand-père qui a eu l’idée, il y a longtemps, de mettre des poissons dans le bassin, parce qu’il savait qu’après quelques jours dans l’eau les déchets des poissons la rendaient fertile, et qu’il suffisait d’arroser avec pour avoir de beaux légumes.

Ton grand-père était allé dans l’école d’agriculture à Montpellier en 1880, (actuellement c’est SupAgro . Cette école existe depuis 1842, dixit Internet) il a dû y apprendre ce système.

Il m’avait dit aussi que le riz en Asie se cultivait depuis toujours en même temps que l’élevage de poissons, et que nous faisions la même chose nous avec notre bassin. Ton grand-père savait que les excréments des poissons se transformaient après quelques jours en engrais pour les plantes. »

étang et aquaponieJe me souviens qu’en automne mon père vidait le bassin, donnait les poissons à ses amis et à ses ouvriers, puis il le nettoyait. Il jetait la boue du fond sur le tas de fumier qui servait à la fertilisation de ses vignes. Il remplissait à nouveau ce réservoir et attendait le printemps suivant pour y remettre des poissons.

C’est en découvrant « l’aquaponie moderne » il y a quelques semaines, que j’ai réalisé que mon grand-père avait été un précurseur en ce domaine (et pas seulement dans celui-là).

Depuis mon père est mort, le bassin a été comblé, et à la place des légumes il y a 2 habitations dans le jardin.

Voila pourquoi maintenant je m’intéresse à « l’Aquaponie ».

La nouvelle « Aquaponie-horticole » qui recycle dépollue et fertilise l’eau, comme elle l’a toujours fait depuis des millénaires.

Ma redécouverte de l’aquaponie me remémore une visite touristique des ruines de Pompei en 1963, lors de laquelle le guide nous avait montré un bassin au milieu de l’enclos de ce qui avait été un jardin, destiné d’après lui au stockage-élevage des poissons de mer.

Avec l’eau du bassin où vivaient les poissons, les Romains faisaient pousser leurs légumes, mais aussi avec les intestins de ces poissons broyés et mélangés à du sel ils préparaient du ‘’garum’’.
C’est un assaisonnement à base de saumure de poisson. Ce condiment revient à la mode.

La cuve de cette réserve d’eau était en très mauvais état. Il est possible qu’elle n’existe plus.

Ah ! ces Romains et leurs femmes, c’étaient des bons. On peut dire, en plagiant Hergé, qui a écrit dans :
‘’ Le Tour de Gaule d’Astérix ‘’ : « Allons quoi, Romain ! Sois bon, comme la Romaine !  »

Aquaponiquement vôtre. Albert VIDAL.

Merci beaucoup Albert pour ce magnifique témoignage vivant d’un passé oublié, mais qui pourrait bien nous inspirer pour mettre en place des systèmes vraiment productifs aujourd’hui avec l’aquaponie et l’aquaculture.

Mes dernières expériences extérieures ratées m’avaient laissé avec un petit goût de trop peu… Il devait bien y avoir une solution pour profiter de l’élevage des poissons sans devoir obligatoirement passer par une serre…

Mais comment?

Et bien nous avons trouvé! 
Avec l’aquaponie non-recirculante!

Si vous désirez connaître le fruit de nos découvertes dans ce domaine, avec tous les détails pour réussir votre aquaponie le plus efficacement possible,  une leçon vous attend dans notre formation pour découvrir comment configurer un tel système.

Comment connecter un étang extérieur avec un système de cultures avec l’aquaponie vient justement d’être abordé et expliqué dans notre espace membre, car il y a des solutions pour allier judicieusement un plan d’eau piscicole avec des cultures végétales.

Si vous aussi, vous avez une anecdote ou un commentaire à ajouter sur ces sujets… Dites-le ci-dessous.

L’aquaponie, un « jouet » utile pour se reconnecter à la nature!

Depuis maintenant plusieurs générations, nous avons pris l’habitude d’aller chercher notre nourriture au magasin.Le supermarché, notre survie!

Avant, c’était l’épicerie du coin, puis maintenant, les supermarchés sont généralisés, mondialement…

Depuis plusieurs dizaines d’années, toute notre alimentation a été adaptée pour qu’elle puisse générer toujours plus de profits aux entreprises avec le moins de travail possible. C’est la loi du « marché »! me direz-vous…

Nous avons donc perdu énormément…

Que ce soit en qualité, mais aussi en variété… ne fut-ce que la variété de fruits et de légumes actuellement disponibles… beaucoup ne correspondaient pas aux critères de la commercialisation!Fruits standardisés

Nous sommes donc passés de 3600 fruits anciennement cultivés en Europe à seulement 40, si mes souvenirs sont bons, cette info me vient d’une conférence du micro-biologiste Claude Bourguignon!

Les légumes et fruits vendus dans le commerce font la plupart du temps des milliers de kilomètres avant d’arriver dans votre panier!

Et finalement, de génération en génération, nous nous sommes coupés toujours un peu plus de notre inter-relation avec la nature et les végétaux.

Les plantes ont pourtant toujours été notre source principale pour combler nos besoins matériels, que ce soit pour nous nourrir, nous soigner, nous habiller, ou construire notre habitat.

Mais depuis l’arrivée de la sacro-sainte chimie pétrolifère, soudain, les hommes auraient perdu toute capacité à s’en sortir seuls avec la nature! C’est fou, non?Un crash est possible!

Imaginez qu’il y ait une subite pénurie de pétrole, même provisoire. Ou une coupure d’électricité générale…

Nous avons 3 jours pour trouver une solution, sinon nous n’aurons plus rien à manger…les magasins seront vides!

Il est peut-être temps de commencer à cultiver autour de chez nous!

Si nous comparons avec l’époque de nos grands-parents et arrière grands parents, nous n’avons pas vraiment évolué à ce niveau-là, plutôt le contraire. Nous n’avons plus aucune capacité d’autonomie.

Plus aucune résilience. Mais il n’est pas trop tard…

En plus d’être devenus, pour la plupart d’entre nous, incapables de nous en sortir seul sans un supermarché à proximité, nous avons peut-être aussi fini par perdre l’essentiel, enfermés dans nos murs de bétons…

Nous avons perdu notre lien avec la nature.Connexion infinie avec la nature

Mais nous pouvons le re-créer et surtout finir par transmettre aux générations futures ce respect fondamental et cette connexion intrinsèque que nous avons tous avec la nature, qu’on le croit ou non.

Jardiner et s’occuper de plantes, prendre soin d’animaux, tout cela contribue à prendre contact avec la  nature, pour toucher la vraie vie, sans les pensées et les mots.

Et cela a été maintenant maintes fois prouvé « scientifiquement » que ce contact avec la nature est bénéfique et aide même les gens à retrouver la santé et la bonne humeur!

L’aquaponie est vraiment un excellent moyen pour reprendre contact avec la nature tout Personnes reliées au végétalen s’amusant, que ce soit pour des très jeunes ou des très vieux, ou même des personnes à mobilité réduite, entretenir un jardin aquaponique peut vite devenir une activité extrêmement agréable et même ressourçante pour les personnes qui s’en occupent la plupart du temps.

Après avoir passé quelques minutes dans une serre remplie de plantes en pleine croissance, avec ce petit bruit de fontaine, c’est toute une ambiance relaxante et apaisante, pour se détendre et en même temps, produire une nourriture excellente qui permettra de reste en très bonne santé sur le long terme!

Et au point de vue de votre capacité à vous nourrir en cas de pénuries d’énergies ou Economies possibles avec l'aquaponied’approvisionnement, si votre système aquaponique est autonome au niveau de son petit besoin en électricité, alors, vous n’aurez vraiment plus rien à craindre.

L’aquaponie offre donc de très nombreux avantages directs et indirects, c’est une source de bien-être pour certains, une activité ludique unique, mais aussi un moyen de faire de grosses économies et d’être plus résilient…

Mais alors combien de légumes pourriez-vous envisager de récolter avec un système aquaponique bien mené?

C’est ce dont nous parlerons dans le prochain article très prochainement.

 

Mise à jour d’un système aquaponique simple après 10 mois

Je refais encore un petit tour du système aquaponique expérimental dans ma serre (non-isolée), celui que je filme depuis ses débuts l’année dernière.

Depuis que le soleil est revenu, cela pousse vite dans la serre, mais encore plus vite avec l’aquaponie!

 

Je n’ai pas pensé à filmer les truites mais elles vont toujours bien, je vous rassure. 🙂 Elles sont toujours peu nombreuses, parce que j’attends un peu qu’un autre système à l’extérieur soit cyclé pour pouvoir les y transférer.

Quand cela sera fait, on m’a proposé d’aller chercher des poissons dans un mini-étang de jardin qui grouille d’alevins, koïs, poissons rouges, carassins, etc… J’irai donc en chercher un seau bientôt pour mettre dans la serre pour l’été.

Les végétaux aquaponiques

Je me suis concentré sur les plantes dans cette vidéo…
C’est vrai que la pousse des salades est impressionnante.

Et leur goût impeccable!
Oui, oui, je le répète, les légumes aquaponiques sont « normaux », ils ne goûtent pas les excréments de poissons et ils nous offrent bien leur goût original.

Depuis que ce système aquaponique est lancé, j’ai déjà récolté:

  • Des salades au bon goût de salade.
  • Des haricots nains bien grands et croquants
  • De la ciboulette bien piquante
  • Du basilic délicieusement parfumé
  • Du céléri rave avec un goût typique de…céléri rave! 🙂
  • Des poireaux tout à fait délicieux
  • un peu de salade de blé (pas très bien réussi, à ré-essayer)

Mais il y a eu des ratés aussi… 🙂

J’ai aussi essayé des choux raves et les rutabagas (racines) mais cela n’a pas bien fonctionné… Normalement, l’aquaponie n’est pas prévue pour les racines, mais mes céléris raves n’étaient pas laids, et j’ai vu aussi de beaux résultats avec…des carottes…à tester…

J’ai raté les épinards, mais c’est certainement parce que j’ai remué les billes quand les germes étaient encore fragiles…

Et le plant de tomate que j’avais planté dans le bac de culture en juillet l’année dernière n’a jamais eu le temps de faire mûrir ses tomates avant la saison froide, mais c’était certainement déjà un peu tard, et puis c’est normal, un système aquaponique ne pouvant pas vraiment contenir une assez grande variétés de nutriments pour « créer » des fruits la toute première année.

Fraise d'aquaponie en train de mûrir

Et les premières fraises arrivent!

La plus grosse est déjà en train de mûrir (voir photo ci-contre).

J’en ai d’ailleurs mis beaucoup cette fois-ci, nous adorons tous les fraises ici, surtout celles produites à la maison, avec leur goût unique, quasiment introuvable dans le commerce!

Aquaponie= source d’engrais biologique idéal

Comme j’en parle dans la vidéo, l’eau fertilisée du système aquaponique me sert aussi à arroser toute la serre, et cela fonctionne vraiment très bien.

C’est un complément non négligeable pour jardiner, ultra pratique pour les petits jardins de ville où on ne trouve pas toujours facilement des engrais naturels ou des matières pour nourrir le peu de terre qu’on a, ou pour des mini-jardins en pots, jardinières et bacs de culture en terre!

Certains parlent alors de microponie lorsqu’on commence à intégrer complètement l’aquaponie dans notre mode de production de nourriture saine, avec les lombrics, les poissons, et le jardin.

Cet exemple est donc un système aquaponique simple, la configuration la plus basique.

D’autres configurations plus évoluées (comme expliqué dans cet article à propos des différents systèmes de drainage) sont détaillées lors des leçons données gratuitement au fil des semaines via notre newsletter.

Des questions? Un commentaire? N’hésitez pas!

Les plantes à cultiver dans une installation aquaponique

Il y a déjà des centaines de plantes qui ont été testées avec succès dans des installations aquaponiques à travers le monde.

Plantes en aquaponieBien entendu, le type de plantes que vous pourrez cultiver chez vous sera toujours déterminé par votre climat, mais en gros, à peu près tout ce qui pousse dans les potagers de votre région devrait pouvoir pousser correctement dans votre installation aquaponique.

Ce sont souvent les légumes racines qui sont les plus difficiles à cultiver dans ce genre de système, mais ce n’est pas impossible, j’ai moi-même des céléris-raves encore en train de grossir dans un de mes bacs…

Ce qu’il y a de plus fou, c’est que les plantes des systèmes aquaponiques se portent à merveille, principalement avec les nutriments apportés directement aux racines grâce aux poissons, et en plus, elles poussent même au moins 2 fois plus vite que dans un jardin en pleine terre!

Les plantes poussent mieux dans un système aquaponique simplement parce qu’elles ont toute l’eau dont elles ont besoin ainsi que tout l’oxygène nécessaire, bien plus qu’en pleine terre!

Les plantes les plus couramment cultivées avec l’aquaponie (de manière commerciale) sont les légumes à feuilles vertes dits « légumes-feuilles » (salades diverses, mâche, épinards, poireaux, bettes, …) et les herbes telles que persil, basilic, ciboulette, etc.

La première année, c’est préférable de rester avec ces légumes verts uniquement, parce que le substrat ne contient pas encore une assez grande diversité de nutriments, mais dès la deuxième année, on peut envisager de planter des légumes plus gourmands et/ou plus demandeurs.

Le climat, comme je l’ai déjà dit plus haut, c’est un facteur déterminant pour choisir les plantes à cultiver en aquaponie.
Cela dépend aussi de la situation (à l’extérieur, dans une serre?), et de l’ensoleillement, tout comme pour du jardinage traditionnel.

L’important est d’essayer. Vous pourrez observer ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas chez vous. Ce qui est certain, c’est que vous allez (enfin!?) réussir à produire quelque chose, et cela après quelques semaines seulement!

Concombre aquaponiqueDans un climat comme en Belgique ou en France, ce qui fonctionne bien, c’est les concombres (en serre), les tomates (en serre), les salades, la mâche, le céléri, les piments (serre), les fraises, les oignons, les différents choux, les haricots, le persil, le basilic (en serre), les menthes, le cresson, la coriandre, la sauge,…

Je pense pouvoir confirmer que tous les légumes annuels qui se plantent dans le jardin doivent être cultivables dans un système aquaponique.

En Australie, j’ai même vu des images d’un arbre qui avait été installé dans un bac de culture mature de plusieurs années, assez profond, ou encore un bananier dans une serre chauffée aux USA.
Cela ne devrait de toute façon rester que des essais à titre expérimental.

Pour commencer, profitons des grands avantages de l’aquaponie pour simplement produire les légumes habituels des potagers dans nos régions, et nous nous garantirons de nombreuses et abondantes réussites.

Vous pouvez utiliser les bonnes associations entre les plantes, comme dans un potager, idem dans les bacs de culture aquaponiques.

Le poireau aime le fraisier, la bette aime les céléris et les haricots, le basilic apprécierait le voisinage du fenouil…etc…tout cela est à expérimenter…

Par contre, pas besoin de rotations de cultures dans un système aquaponique, vu qu’il est en permanence drainé et fertilisé par les poissons.

Les plantes à cultiver dans une installation aquaponique sont donc celles que vous trouverez généralement dans les jardins de vos régions, certaines règles de jardinage restent également d’actualité, comme nous venons de le voir avec les associations bénéfiques entre plantes.

Vous pouvez poster ici vos questions, commentaires, ainsi que vos propres expériences ratées ou réussies si vous avez déjà eu la chance d’expérimenter l’aquaponie chez vous!

La qualité nutritionnelle des produits issus de l’aquaponie

Quand on a déjà entendu parler de la pauvre teneur en nutriments des légumes cultivés en agriculture conventionnelle, on peut aussi s’interroger sur la qualité nutritionnelle des produits issus de l’aquaponie.

En plus, l’aquaponie pourrait vite être, à tort, assimilée à l’hydroponie, qui est une technique dont est issue l’aquaponie, mais qui n’utilise principalement que des produits fertilisants d’origine chimique.

Il faut savoir quoi comparer avec quoi…

Avec l’aquaponie, si l’aquaponiste s’occupe de son petit écosystème avec soin (en donnant uniquement de la nourriture vivante ou de qualité naturelle, biologique et garantie sans OGM), les plantes ne seront alors nourries qu’avec des éléments biologiques provenant de

poisson & legumes d'aquaponie

la nourriture, des compléments nutritionnels (extraits d’algues composés d’une multitude de micro-nutriments…), et des déjections des vers de terre qui se nourrissent des restes végétaux dans les bacs de cultures.

Si nous devions comparer la qualité nutritionnelle d’un légume issu de l’aquaponie avec un légume issu du marché conventionnel voire même « Bio », la différence en quantité de nutriments doit être quasi nulle, car il faut savoir que la majorité des sols exploités actuellement par l’agriculture sont quasi morts, vidés de leurs substances, et ne donnent que des légumes pauvrement chargés en micro-nutriments.

Il est vrai que les fruits et légumes cultivés il y a des décennies étaient beaucoup plus riches en vitamines et minéraux que les variétés d’aujourd’hui.

Le principal responsable dans cette tendance à la baisse inquiétante, c’est l’appauvrissement des sols: les méthodes agricoles intensives modernes ont dépouillé les sols de toute forme de vie ainsi que les micro-nutriments normalement présents dans un sol vivant.

Malheureusement, chaque génération de légume est de moins en moins bonne nutritivement, d’année en année.

La qualité des aliments aquaponiquesAu moins, avec l’aquaponie, nous sommes certains de connaître les produits utilisés pour produire notre nourriture…et sa qualité restera constante, sans appauvrir le sol et sans avoir recours à des produits chimiques toxiques pour toutes formes de vies.

Et les légumes « aquaponiques » ont bon goût, je peux même vous garantir qu’ils ont plus de goût que la plupart des légumes issus de l’hydroponie, comme les tomates, ou certaines fraises du commerce . Celles issues de l’aquaponie goûtent le goût original du fruit!

Mais si on faisait une analyse comparative de légumes provenant d’un jardin vivant, en pleine terre, avec un sol « accompagné » avec les techniques de la permaculture par exemple, ces légumes seraient certainement beaucoup plus chargés en micro-nutriments que ceux issus de l’aquaponie…

Certains me diront alors que ce n’est peut-être pas l’idéal de cultiver avec l’aquaponie…

Mais cette qualité nutritive est extrêment rare de nos jours, mais possible avec les techniques respectueuses du vivant, et c’est pour cela que j’invite toujours tout le monde à auto-produire un maximum de nourriture dans son jardin et autour de chez soi quand on a la chance d’avoir la place…

Et si vous n’avez que peu d’espaces disponibles pour faire un potager, en ville, la qualité nutritionnelle des végétaux issus de l’aquaponie sera un excellent compromis pour produire plus, plus vite, plus facilement, et avec moins de surfaces qu’un jardin en terre. On peut imaginer des cultures verticales pour gagner un maximum de surfaces cultivables.

assiette de legumes Et ces produits seront au moins aussi bons, si pas meilleurs encore, que ceux que vous pourriez acheter dans votre supermarché ou épicier habituel, et bien entendu, d’une fraîcheur inégalable et sans aucuns pesticides!

Et encore d’autres arguments non-négligeables, c’est qu’aucun pétrole ne sera utilisé pour produire ou transporter des produits aquaponiques, et qu’ils seront toujours cueillis à maturité, s’ils poussent près de chez nous.

Sans avoir pu encore vous fournir des preuves scientifiques, je pense pouvoir rassurer ceux qui se posent des questions sur la qualité nutritionnelle des produits issus de l’aquaponie en leur disant ceci:

L’aquaponie reste une solution de choix pour les années à venir, car les légumes ou les fruits qui en sont issus contiennent la majeure partie des éléments nécessaires pour notre santé, si pas tous, et ils en contiennent au moins autant et même peut-être plus que ceux produits par l’agriculture conventionnelle, même « bio » dans certains cas.

La viabilité économique d’un système aquaponique commercial

C’est un sujet qui me tient à coeur car c’est un grand débat personnel depuis longtemps.

Ai-je vraiment envie de devenir un maraîcher « bio » à temps plein?

Que ce soit avec l’aquaponie, ou du maraîchage, les mêmes difficultés font surface pour développer une entreprise rentable.

Peut-être que vous aussi, vous vous êtes déjà demandé si cela pouvait devenir un métier d’avenir… Oui, c’est peut-être possible, mais cela dépend comment…

Dans la théorie, oui, j’aimerais bien pouvoir offrir ce service, mais il faut aussi prendre en compte toutes les contraintes et complications potentielles liées à ce type d’activité avant de se lancer.

Un système aquaponique commercial serait-il viable économiquement?

Dans cet article, j’ai mis tous les arguments qui me paraissent importants, comme si je réfléchissais pour mon propre projet éventuel de me lancer dans une installation aquaponique commerciale.

N’étant pas du métier particulièrement, ou fils de producteur, ni aucune formation spécialisée en maraîchage, je ne suis pas non plus certain d’avoir toutes les cordes nécessaires à mon arc pour réussir à en faire une activité rentable, surtout quand on voit les prix offerts aux producteurs en général!

Nous allons voir ensemble quelques faits qu’il faut prendre en compte avant de s’investir dans une carrière aquaponique…

La niche de marché doit être locale!

Vu les coûts de transports, il est impératif de pouvoir trouver un marché local pour écouler ses produits.
Or, même sur le marché local, la compétition est rude.

Les petits producteurs locaux se retrouvent souvent face à de gros producteurs, qui arrivent à produire beaucoup en vendant pas cher, pas assez cher pour qu’un petit producteur gagne vraiment sa vie! Et l’argument le plus fort dans ce domaine, c’est souvent le prix! 🙁

Même si vous ajoutez l’argument de valeur que ce sont des produits naturels, durables et locaux, il faudra convaincre les consommateurs de payer le prix, peut-être légèrement supérieur aux produits du marché conventionnel.

Il faut donc chercher à savoir si le consommateur final sera prêt à consacrer un peu plus de budget pour nos produits d’une qualité supérieure.

Et si on trouve un public d’acheteurs potentiels locaux intéressés par nos produits, encore faut-il savoir combien!
Y aura-t-il assez de tels consommateurs locaux pour que notre business soit rentable?

Et si on veut vendre plus que ce qu’il est possible d’écouler sur le marché local (qui est forcément limité), il faudra alors produire beaucoup plus et vendre beaucoup moins cher, ce qui devient plus risqué au niveau rentabilité et coûts d’investissements.

Si nous désirons vendre à plus grande échelle, cela peut paraître plus simple vu qu’on ne vendra nos récoltes qu’aux distributeurs, mais alors ces multiples distributeurs intermédiaires (entre le producteur et le client final) prendront forcément une plus grosse partie de vos bénéfices.

L’idéal serait donc de se concentrer sur le développement de réseaux locaux de distribution directe, à des consommateurs conscientisés…

Un système aquaponique commercial financé par une sorte d’AMAP

Il est possible d’écouler ses produits à travers des vendeurs ambulants (marchés) de produits bio/locaux, ou encore via les Groupes d’Achats Communs (GAC) ou AMAP (voir plus bas).

Si on peut s’arranger avec de tels groupements citoyens, directement du producteur au consommateur, cela peut également s’avérer intéressant.

Une autre solution consisterait en un réseau comme les AMAP en France (= Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne) ou les Groupes d’achats solidaires de l’agriculture paysanne en Belgique (GASAP.be)!

Cela consisterait donc à créer un groupe de consommateurs solidaires à l’année, qui, suivant leur participation, obtiendraient des parts de la récolte qu’ils pourraient recevoir chaque semaine, suivant la production, végétaux et poissons compris.
Les consommateurs d’un tel réseau de solidarité pourraient aussi exprimer leurs besoins et leurs préférences avant de planifier chaque année de plantations.

Et la niche des restaurants pour vendre les produits issus de l’aquaponie?

Niche des restaurants pour les produits aquaponiquesEn effet, les cuisiniers encore soucieux de la qualité de leurs produits sont intéressés par des produits frais.
Ils aiment l’idée que leurs produits ont été faits rien que pour eux, d’une certaine manière, et ils peuvent s’en vanter au client.

Salades diverses, herbes et aromatiques, connues ou plus originales, et d’une fraîcheur inégalable, fraîchement coupées quelques heures seulement avant de finir dans l’assiette du client…
Ce sont des arguments qu’ils aiment bien. L’argument « local » est un plus qu’ils peuvent ajouter dans l' »histoire » qu’ils raconteront à leurs clients concernant l’origine des produits dans l’assiette.

Il est donc possible de trouver un certain nombre de restaurateurs intéressés par vos produits car conscients de leur valeur, mais encore faut-il arriver à les servir régulièrement, et ce avec assez de quantités, tout en restant bien entendu dans des zones de prix raisonnables, sinon ils retourneront vite à leurs fournisseurs habituels parce que plus réguliers et plus fiables, et peut-être moins chers aussi!

On pourrait aussi envisager de s’adapter complètement aux besoins d’un ou plusieurs restaurateurs et ne produire que pour eux, si une proche collaboration était possible.

La production de poisson aquaponique peut-elle donc être rentable?

Comme on peut le voir, comme tout type de maraîchage, la rentabilité par rapport à l’investissement de départ n’est pas garantie d’avance, ou en tous les cas, pas forcément et pas n’importe comment!
C’est possible, mais il faut certainement bien s’y prendre…

Tout d’abord, il faut trouver un type de poisson qui se vendra bien car apprécié culinairement.
Le poisson en aquaponiePlus communément dans nos climats du nord de l’Europe, ce sera de la truite.

La truite est tout d’abord un poisson qui demande des conditions optimales, donc le système doit être parfaitement équilibré.

En plus, de l’alevin à la truite de minimum 25 cm prête à être consommée, cela peut prendre 2 ans, peut-être plus, suivant les conditions.
On peut bien entendu acheter de la truitelle en pisciculture et ainsi déjà gagner du temps avant la récolte, mais ce ne sera plus totalement « bio », à moins de trouver une pisciculture biologique près de chez vous!

Aquaponie et carpes KoïOn peut revendre de grosses carpes koï, assez simple pour l’élevage, mais en grosses quantités, ce n’est certainement pas facile à vendre.

On peut aussi imaginer d’élever du poisson plus rare comme du tilapia, ou des perches du Nil, ou autre poisson exotique, mais cela devient alors difficile d’avoir un retour sur l’investissement nécessaire pour maintenir l’eau à bonne température dans les climats tempérés froids.

En plus, les prix du marché sont souvent vus à la baisse pour les producteurs…à moins de vendre vos poissons avec leur histoire « locale« , dans des circuits très courts, directement à des consommateurs ou à des restaurateurs.

Un autre facteur important est de savoir comment vendre le poisson.

Vidé, emballé? Pas vidé dans la glace? Vivant?

Pour pouvoir transformer le poisson en produit « consommable », il y a de nombreuses normes à respecter. Il faut par exemple un local hygiènisé et contrôlé… (=> Se renseigner auprès des organismes officiels concernés dans votre pays).

Ou alors, vendre les poissons vivants serait peut-être le plus simple…directement aux particuliers ou alors aux restaurants.
Les restaurants pourraient attraper leurs truites dans un grand aquarium juste avant de les cuisiner, devant les clients! Pourquoi pas?

Produire des légumes « hors saison »

Il y a un gros marché pour les végétaux produits à des saisons décalées.

Le marché local est souvent saturé en pleine saison: tellement saturé qu’il devient parfois difficile de vendre ses produits à un prix décent… puis quand la saison est passée, il n’y a plus rien provenant du marché local, tout est alors importé et à des prix très élevés pour le consommateur final.

Si la conception de votre lieu de production aquaponique commercial est bien conçu énergétiquement (serre bio-climatique, isolation, inertie, puits canadien…) et que vous pouvez vous permettre de chauffer à moindre coût pour maintenir une production, même pendant tout l’hiver, cela peut devenir intéressant.

Des fraises belges de qualité « Bio » au mois de décembre, cela peut bien se vendre sur le marché local, même si ce sont des habitudes qui devraient être petit abandonnées, mais il s’agit ici d’un exemple, mais j’aurais très bien pu prendre les tomates en début d’hiver, ou les laitues en plein été.

Les fausses idées qui pourraient nuire à la vente de produits issus de l’aquaponie

Nombreuses sont les personnes qui cherchent des produits de qualité biologique, mais sont-ils tous prêts à manger nos produits issus de l’aquaponie, cultivés hors-sol?

Un sérieux coup de marketing sera nécessaire pour faire oublier cette fâcheuse habitude, pour le néophyte, de croire que l’aquaponie est identique à de l’hydroponie, qui, en plus d’être chimique et polluante, est une méthode de culture qui ne produit que des légumes insipides.

Ou alors, d’autres personnes se demandent si nos légumes n’auraient pas un goût de poisson!? Idée erronée, tout comme avec le fumier sur les terres agricoles, les légumes ne goûteront pas les excréments.

Une commerçante en légumes « Bio » m’a déjà dit que le fait que les légumes n’étaient pas cultivés en terre ne la rassurait pas. Cela lui semble très anti-naturel au premier abord.

Il faudrait donc s’atteler à informer le public pour faire oublier ces fausses idées pré-conçues, et leur faire prendre conscience des nombreux avantages de l’aquaponie.
(Voir également l’article à propos de la qualité nutritionnelle des produits issus de l’aquaponie).

Le problème des certifications et autres complications administratives:

Tout d’abord, il y a le problème de la certification « Bio » ou pas…

Actuellement, dans le système actuel, ce sont les producteurs respectueux de l’environnement (et de la nature en général) qui doivent payer pour obtenir les certifications « Bio » suivant les chartes des différents organismes concernés.

Logiquement, dans un monde où on voudrait promouvoir la production « durable » de nourriture saine pour nourrir les populations à moindre coût, ce sont les producteurs conventionnels qui devraient payer des taxes supplémentaires pour compenser et rembourser les dommages causés à l’environnement par leurs activités polluantes et destructrices, appelées justement des « exploitations« .

Il en est autrement aujourd’hui. Cela peut changer un jour…

certificats, autorisations, contrôles...Donc actuellement, les coûts nécessaires pour obtenir la certification « Bio » risquent bien d’empêcher complètement une petite exploitation aquaponique commerciale d’être viable économiquement!
Pourtant, si ces produits biologiques issus de l’aquaponie étaient reconnus « Bio« , cela augmenterait directement leur valeur marchande!

En plus, il semble qu’En Europe, si la plante a poussé avec une méthode hors sol, même aquaponique, il ne sera pas possible de la certifier « BIO » avec le label.

Et pour être certain d’être « Bio » avec l’aquaponie, il faut simplement veiller à nourrir les poissons avec des aliments certifiés biologiques, garantis sans OGM, et cela ne coûte pas forcément beaucoup plus cher en coûts de production.

Et si nous tentons de vendre nos produits de qualité « Bio » mais sans la certification officielle, nos super-produits peuvent être mis sur le même pied que de vulgaires légumes empoisonnés et malades, cultivés au bord d’une autoroute en Espagne, cultivés par des esclaves modernes, et rapatriés grâce au pétrole encore pas trop cher actuellement! Ce n’est pas juste.

Heureusement, il y a fort à parier que la montée du prix du pétrole donnera raison aux méthodes raisonnables.

Et ce sera le défi des nouveaux producteurs aquaponiques, mettre en valeur leurs produits aux yeux de leur public local!

Il faudra aussi se renseigner concernant les normes sanitaires à respecter pour pouvoir vendre des produits alimentaires que ce soit des légumes ou des poissons.

Un avantage à connaître, c’est que les poissons (à sang froid) ne véhiculent pas les pathogènes trouvés dans les animaux à sang chaud comme la bactérie E.coli et la salmonelle.

Ne pas se lancer trop vite dans un système commercial

Il est fortement conseillé de d’abord pratiquer pendant au moins une année entière, voire plus, avant de s’embarquer dans une installation aquaponique commerciale.
Un certain temps d’adaptation et de formation par l’expérience est nécessaire.

Il est préférable de commencer petit et d’agrandir ensuite, si tout va bien.

Quand on est débutant, il est toujours possible de faire des erreurs, et de perdre toute une récolte, ou toute une quantité de poissons. C’est donc plus sécurisant de se lancer en ayant déjà vécu les essais/erreurs indispensables à l’apprentissage.

Suivre une formation de maraîchage professionnel pourra aussi vous aider si vous n’êtes pas déjà du métier!

Conclusion:

La concurrence et le marché seront donc rudes, à moins de s’y prendre intelligemment et prudemment!

Avant de se lancer, il faudra donc idéalement réaliser une étude de marché sérieuse au niveau local, et tenter de comprendre et de répondre aux besoins particuliers du marché, en visant la variété, tout en veillant à rester rentable, tout en rentabilisant les frais d’investissements de départ!

Cependant, je crois toujours un peu plus dans le développement de systèmes d’auto-productions locales autour des habitations familiales et les collectivités;

Des familles s’amusent à produire leur nourriture facilement, et font de grosses économies sur leurs courses alimentaires habituelles. C’est le cas en Australie. Nous verrons si le même phénomène se produit en francophonie!

Dans cet article, j’ai tenté de réfléchir objectivement avec vous sur ce sujet brûlant de.
Peut-être ai-je oublié un ou plusieurs élements importants!
A vous de me le dire via les commentaires.

Et à nous tous d’expérimenter toutes les applications de l’aquaponie petit à petit. Avis aux personnes motivées par des projets innovants et dans une logique durable.

Ce seront certainement les pionniers de ces méthodes de production qui pourront, après de nombreux essais et erreurs, éventuellement se lancer. Certains pourront alors donner des pistes et des conseils encore plus pointus et précis pour savoir comment bien démarrer un système aquaponique commercial viable économiquement, sur le court, moyen et long terme.

Mais nous n’en sommes qu’aux débuts… à suivre…